vendredi 13 octobre 2017

INTERVIEWS Amanda Lear ...

 Direct Entretien avec CHIARA CASAMENTI





On connait certaines choses d’Amanda Lear, d’autres choses se chuchotent, tandis que d’autres sont complétement ignorées, mais cela fait partie du plaisir d’être une icône. Regarder et ne pas toucher. Née à Hong Kong, Amanda Lear a déménagé après l’école primaire à Paris, puis elle a étudié à l’école d’art de Saint Martin à Londres. C’est là qu’a commencé son ascension en tant que personnalité médiatique, lorsqu’elle entame une relation avec Brian Ferry, leader du groupe Roxy Music et qu’elle commence à travailler comme mannequin pour Catherine Harle. Sa carrière explose immédiatement, et elle est immortalisée par Charles Paul Wilp, Helmut Newton et Antonio Giacomoni. Elle participe alors à de nombreux défilés et assister à la jet-set internationale.

Amanda Lear est à Paris, en 1967, quand elle rencontre Salvador Dalì, l’artiste excentrique espagnol, qui est ébloui par cette jeune femme. Amanda partage la vie du peintre surréaliste pendant les quinze années suivantes, passant chaque été avec lui et sa femme ; elle aura ainsi l’occasion de visiter les salons de Paris et de découvrir les musées de l’Europe, ainsi que de poser pour certaines de ses œuvres telles que « Vogue » et ” Vénus à la Furs ».

Amanda Lear et Salvador Dalì


Une autre rencontre marque sa vie, celle de David Bowie, qui apparaît dans la série télévisée “Midnight Special” sur Nbc. Avec Bowie, l’année suivante, elle enregistre sa première chanson, “Star”. Son premier single sera “Trouble”. De la chanson, soit dit en passant, une version française été également gravée, qui sera remarqué par le label Ariola Eurodisc : le label, du producteur Antony Monn, propose six disques en sept ans à cette figure exceptionnelle. Le premier album s’appelle “Je suis une photo”, et obtient un grand succès en Autriche et en Allemagne.

John Lennon, Amanda Lear, George Harrison

L’un après l’autre, grâce aux premiers producteurs (dont le célèbre La Bionda), Amanda Lear devient l’une des reines de la Disco européenne ; elle remporte un grand succès au Japon, en Amérique latine et en Italie avec le single « Demain ». C’est aussi pendant cette période qu’elle fait ses débuts sur le petit écran : polyglotte et polyvalente, elle débute d’abord comme soubrette, puis comme chef de télévision pour participer à des émissions de télévision en France et en Allemagne. Parallèlement, et sans jamais abandonner, Amanda Lear est aussi actrice du cinéma et de télévision, notamment en France et en Italie.

Amanda Lear et Jean Paul Gaultier


Autrefois modèle, maintenant chanteuse, mais aussi actrice, présentatrice, écrivain et peintre : Amanda Lear était tout cela, mais elle est surtout une femme d’une grande ironie, qui n’a jamais cessé d’étonner. Après avoir fasciné le monde de la musique en tant que chanteuse, même avec des collaborations excellentes et inattendues comme celle du groupe punk CCCP italien, Amanda Lear devient une chanson du Baustelle contenu dans leur septième album, Love and Violence. “Tu as dit que je veux être Amanda Lear, le temps d’un LP, le côté A, le côté B, nous ne sommes pas immortels, on brûle et c’est mieux comme ça”, chante Baustelle.

Oscar Wilde a déclaré : “Ce n’est pas grave si vous en parlez bien ou mal. La chose importante est que vous en parliez. ” Salvador Dali, Andy Warhol, David Bowie, tous les personnages qui ont incarné cette devise à la perfection. Vous connaissez tous ces personnages, Mme Lear. Que pensez-vous de ce dicton ?

Amanda Lear : Bien ou mal, tant que tu en parles, c’est devenu un tourment que je trouve approprié. Tous les personnages dont il m’a parlé en ont parlé. La publicité est l’âme du commerce. Parler de personnes ou de choses, la publicité d’une personne ou d’un produit intrigue les gens. En parlant de mon expérience personnelle, la maison de disques a pensé à moi comme un produit à vendre. Je pense que c’est un passage obligatoire auquel personne ne peut se soustraire.

Vous avez passé de nombreuses années en France et en Italie. Quels sont les traits de chaque pays qui vous ressemblent le plus ?


Amanda Lear : L’Italie est mon pays d’adoption, ma deuxième patrie. J’aime la culture méditerranéenne et je pense que l’Italie et la France sont similaires à bien des égards. La diversité est dans l’approche, les Italiens sont moins critiques et gais. La façon de vivre  des Italiens me plaît beaucoup. De la France j’apprécie le bon goût, le style et l’élégance. Je ne pouvais pas choisir entre les deux pays, j’aime l’idée d’avoir un pied en Italie et un en France.

Combien est-il important de rencontrer la bonne personne au bon moment ?

Amanda Lear : Je pense que c’est important même si c’est une grande injustice. Heureusement, vous vous rencontrez à un moment précis, ou jamais. Vous pouvez traverser la route et rencontrer Woody Allen ou descendre le trottoir et ne pas le rencontrer, mais c’est la vie.

Si vous aviez un jeu de cartes et que vous deviez associer chaque carte à une personne importante de votre vie, comment les associez-vous ?

Amanda Lear : Je pense plutôt au jeu tarot. J’assimilerai bien Berlusconi au Roi des Fleurs, la représentation de l’argent. David Bowie je l’assimilerai au fou, au spectacle, à l’artiste. Je pense que chacun de nous a beaucoup de facettes, nous représentons plus de cartes dans notre personnalité.

Dans le monde étrange dans lequel nous vivons, que signifie pour vous le terme “bien vivre” ?

Amanda Lear : Bien vivre …… Je ne comprends pas cette frénésie de vouloir de plus en plus: l’argent, la gloire … Chacun de nous devrait se contenter de ce que Dieu nous offre tous les jours.

Si vous deviez faire le tour du monde, qui choisiriez-vous comme compagnon de voyage ?

Amanda Lear :  Je choisirais une personne très curieuse de la vie, capable d’atteindre des lieux originaux, étrange, quelqu’un qui s’intéresse à tout. J’aime la curiosité qu’ont les gens qui sont du signe du Verseau. David Bowie me vient à l’esprit : il était curieux de tout, de l’art à la littérature. Ce serait mon compagnon de voyage idéal.

De nos jours, on demande aux nouvelles générations qui veulent émerger d’être très spécialisées dans un domaine. Vous qui êtes une artiste aux multiples facettes et qui a fait diverses expériences, ne croyez-vous pas que faire plus de choses, et jamais la même chose, est une source de richesse plutôt qu’un synonyme de superficialité ?

Amanda Lear : On m’a souvent critiquée en France pour ma polyvalence. En France, avoir plus de qualité est considéré presque comme un défaut : c’est perçu comme irréaliste ou même superficiel. Au contraire, je crois qu’une personne est capable d’exprimer sa créativité sous différentes formes. Je fais du théâtre, du cinéma, du chant et de la peinture, mais ne me demandez pas de cuisiner !

Tout ce qui est arrivé dans votre vie dépend-il de vos actions ou plutôt du destin ? Y a-t-il un destin selon vous ?

Amanda Lear : Je pense que tout est écrit et que rien ne peut changer. Dans ma vie, je n’ai jamais essayé et je ne m’attendais pas à tout ce qui venait après moi. Je pense plutôt au hasard des rencontres que vous pourriez avoir. Je ne crois pas en la théorie de la provocation des choses en espérant qu’elles arriveront.

Passons à un sujet plus terne : la politique. La suivez-vous ? Que pensez-vous de la victoire d’Emmanuel Macron en France ?

Amanda Lear : Ce que je n’aime pas en politique, c’est de voir toujours les mêmes personnages pendant des années, en France comme en Italie. L’élection d’Emmanuel Macron a été une nouveauté. Un nouveau visage avec d’autres attentes, avec une nouvelle vision du monde plus contemporain plus en phase avec le changement que nous vivons. on sens l’envie d’ouvrir la fenêtre pour laisser entrer un air plus frais.

Maintenant je vous propose un jeu. Un portrait chinois:

Si c’était un nombre : 7 comme les sept merveilles
Le livre préféré : La bible, en particulier l’Ancien Testament, qui est une histoire incroyable
Le film qu’elle voulait jouer :  Une belle comédie américaine
Une personne qu’elle voudrait embrasser : Le pape, pas l’actuel, mais le pape Jean-Paul II, une personne addictive et charismatique.
La chanson qu’elle aimerait avoir écrite : “I will survive” de Gloria Gaynor. Cette chanson est un hymne à la survie, à continuer toujours et en tout cas. Une autre chanson que je trouve très romantique est “La vie en rose”.
Si elle avait une superpuissance, que serait-elle ? : Je voudrais être invisible pour me sentir libre d’être en mesure de passer inaperçue, de ne pas porter de maquillage, et de pouvoir espionner les autres à tout moment et entendre ce qu’ils disent de moi.
Une chose qu’elle n’est pas (encore) réussie à faire : En Italie, je voudrais jouer dans un beau film. L’Italie a de grands réalisateurs que j’ai connus comme Antonioni, De Sica Zeffirelli. J’aimerais travailler pour un bon film. Je viens de tourner dans le film d’un auteur et sera au Festival du Film de Rome.







dimanche 8 octobre 2017

Amanda Lear "" Vogue Italia ""

The main feature of my character.
A tragic nature and jealousy.



A shortcoming I have now but didn’t when I was twenty.
I’ve become grumpy and unsociable.



The quality I look for when I choose a girl friend.
Loyalty.


The quality I hope to find when I accept an invitation from a man.
That he’ll make me feel like the cover of his mental disc.




My favorite animal.
Cats, I have ten of them. Then Labradors.



The kind of people I can’t stand.
Golf players.




The most surprising phone call in recent days.
From Saint Laurent: they’re making 200 tops with my face on them, for Colette.



The most banal cliché that comes to mind.
Blondes are stupid.



What would be the most awful misfortune for me.
Being immortal.


My favorite country.
Italy. Or maybe Spain. No, no, Italy.



The place where I was most happy to work.
Milan. I stayed at the Principe di Savoia, Berlusconi paid for everything.



My favorite painters.
Pablo Picasso, Bonnard, Gauguin and Vuillard.



My favorite photographers.
Avedon, Demarchelier and Irving Penn.



My favorite color.
Flame red.




The song that best represents me at the moment.
“I will survive”.


The thing I hate most.
Illness.




What’s wrong in me.
A kind of malaise, as if I’d been born in the wrong world.



The first thing that comes to mind when I think of the fashion circus.
Dozens of people who call me a muse whereas I rather feel I’m a survivor.



The natural gift I’d like to have.
To be a sports lover, not so lazy.



The way I’d like to die.
In my sleep.



My dream of happiness.
To live in a hotel, like Coco Chanel.



My motto.
I want to stay an enigma, for others and for me.



Who I’d put on the Vogue Italia cover.
The genius who had the wrong birth date carved on her headstone and took five years off her age: Marlene Dietrich.


DIRECT LINK Raffaele Panizza,Vogue Italia, October 2017, n.806, pag.52

jeudi 28 septembre 2017

Amanda Lear: “Playboy fu una rivoluzione “

Ma Hugh Hefner era un vecchietto ridicolo in pigiama circondato da donne nude . . .


" Hugh Hefner ? Non l'ho mai conosciuto né incontrato di persona, nonostante io abbia posato per Playboy. Lui non mi è mai interessato, soprattutto negli ultimi anni: era un vecchietto ridicolo in pigiama e vestaglia circondato da donne giovanissime nude o seminude, le sue conigliette, un'immagine terrificante a cui non credeva nessuno. O forse no: l'unico a crederci era lui".



È sempre stata diretta Amanda Lear, 77 anni, mito erotico ambiguo ed intramontabile, cantante e artista, e anche oggi che è morto il fondatore della rivista Playboy non è da meno, dicendo la sua su quel personaggio che fece sempre discutere e che costruì un marchio ad oggi inconfondibile sfidando il puritanesimo ed incarnando una delle molte espressioni della rivoluzione sessuale.

"Il suo modo di fare, quel voler far credere fino alla fine di essere un gran seduttore mi ha sempre dato fastidio, è una cosa tipica americana che non ho mai sopportato" - ha spiegato la Lear all'HuffPost dalla sua casa in Francia.



"Playboy? Quando uscì per la prima volta in quel Paese puritano dove non si poteva far vedere neanche l'ombelico, fu una rivoluzione, ma adesso ha perso il suo spirito, c'è internet, ci sono i cellulari e i ragazzini come gli uomini hanno altri modi per vedere una donna nuda. Quel periodo di grande libertà sessuale è finito e non lo rappresenta più. Prima le foto erano fatte con grande classe, adesso non condivido quell'immagine che si vuol dare della donna".

E sulla sua esperienza proprio con quella rivista, ricorda:

"Posai per Playboy negli anni Settanta, ma allora era una bella promozione e non venni neanche pagata. Per tutte le attrici del momento, dalla Fenech alla Martinelli fino alla Andress, era un percorso obbligato. C'era il nudo, questo è vero, ma le foto erano davvero molto belle. Le mie, realizzate da Angelo Frontoni, allora una giovane star della fotografia italiana apprezzato in tutto il mondo, sono state indimenticabili. Non rimpiango di aver posato senza veli, ci mancherebbe (ride, ndr), ma adesso non lo rifarei".



Prima di salutarci, con quell'inconfondibile voce sexy e il suo accento francese, ha tenuto poi a ricordare che alla fine di Ottobre sarà in Italia, alla prossima edizione della Festa del Cinema di Roma dove presenterà in anteprima il suo film ed incontrerà il pubblico.




samedi 9 septembre 2017

Amanda Lear fait des révélations sur la vie du génie du surréalisme ...

Salvador Dalí impuissant ? : Amanda Lear fait des révélations sur la vie du génie du surréalisme...

Direct link from Gabriel pour Minute News


La chanteuse et comédienne Amanda Lear vient de faire un certain nombre de révélations sur le passé de Salvador Dalí. Ces déclarations interviennent alors que le verdict est tombé dans l’affaire des tests ADN entrepris par Pilar Abel. Cette espagnole de 62 ans prétendait être la fille cachée du célèbre peintre.

Les récents tests ADN et l’exhumation du corps de Salvador Dalí n’ont pas été concluant pour Pilar Abel. Les résultats ont démontré que le génie espagnol n’était pas son père. Amanda Lear, amante de l’artiste vient de faire des révélations qui confirment une nouvelle fois le fait que Salvador Dalí n’ait pas pu avoir d’enfant.

UNE HISTOIRE… SURRÉALISTE !
Pilar Abel, une cartomancienne de 62 ans, menait un combat pour prouver qu’elle était bien la fille de Salvador Dalí depuis de nombreuses années. Les résultats des tests ADN suite à l’exhumation du corps sont sans appel : elle n’est pas la fille de l’artiste peintre.

LES CONFESSIONS DE LA CHANTEUSE ET COMÉDIENNE AMANDA LEAR

Amanda Lear, de son côté, a partagé la vie de l’artiste pendant 17 ans. La muse du peintre surréaliste s’est confiée à la rédaction de VSD pour évoquer cette histoire rocambolesque de test de paternité. Selon la chanteuse, Dalí ne pouvait pas concevoir d’enfant.



Connue pour son franc-parler, Amanda Lear s’est également livrée à des confidences sur la vie personnelle et intime de Salvador Dalí. Elle a également évoqué le rapport particulier qu’entretenait le génie du surréalisme avec les femmes.
Il n’a jamais pénétré une femme de sa vie. La tripoter pourquoi pas, mais de là à lui faire un enfant, ça, c’est une autre paire de manche. Quand il avait vingt ans et qu’il écumait les bordels à Barcelone avec Picasso, il ne touchait même pas les prostituées, contrairement à son ami.

LA COLÈRE DE L’ANCIENNE MUSE DE SALVATOR DALÍ

Amanda Lear a indiqué à la rédaction de VSD qu’elle n’avait jamais réellement accordé de crédit à la quête de Pilar Abel sur ses origines.

Il s’agit évidemment des élucubrations d’une voyante extra lucide, une mythomane, une folle qui veut de l’argent.

La chanteuse et comédienne a également tenu à rendre hommage à Dalí et à rétablir certaines vérités. Amanda Lear est notamment scandalisée que les dernières volontés de l’artiste n’aient pas été respectées.



Depuis sa mort, on ne fait que s’acharner. Déjà, on n’a pas respecté ses dernières volontés. Il voulait être enterré dans le petit cimetière de Cadaqués à côté de son papa. Quand il est mort, on l’a embaumé et carrément enseveli dans son musée sous une dalle, sans une croix, des centaines de touristes lui marchent dessus chaque jour.



Reste à savoir si d’autres filles ou fils cachés de Salvator Dalí se manifesteront dans les années à venir. Le peintre a épousé Elena Ivanovna Diakonova, Gala Dalí, en 1932. Elle a notamment été la femme du poète Paul Eluard et la maîtresse de Max Ernst. La femme de Salvator Dalí est morte en 1982.


lundi 7 août 2017

Amanda Lear ...LA GALERIA Amant Dalí... ar...♥

XAVIER CASTILLÓN...Amanda Lear tenia una rara habilitat per estar sempre en el lloc oportú amb les millors companyies: Dalí, Beatles, Ferry, Bowie...

Fent d’excel·lent guia durant una recent visita nocturna al Castell Gala Dalí de Púbol, Jordi Artigas, coordinador d’aquesta casa museu i de la de Portlligat, va esmentar en algun moment de la vetllada el nom d’Amanda Lear, amiga, musa, acompanyant i amant de Dalí –Amant Dalí... ar–, sense que calgui entrar en gaires detalls sobre si l’artista era sexualment actiu o no i en quina direcció, perquè el tema ja ha estat prou tractat, especialment aquest estiu. La qüestió és que Amanda Lear és tot un personatge per ella mateixa, amb una biografia farcida de misteri i ambigüitat i una rara habilitat per estar sempre en el lloc oportú –el París de l’edat daurada de l’alta costura, el Swinging London, el Nova York de Studio 54– amb les millors companyies, ja fossin els Beatles, Brian Jones dels Stones, Keith Moon dels Who, Bryan Ferry –ella apareixia vestida de cuir i amb una pantera negra a la portada del segon disc de Roxy Music, For your pleasure (1973)– o David Bowie, que va encoratjar Amanda, fins llavors coneguda sobretot com a model, perquè es dediqués a la música, i fins i tot li va pagar unes classes de cant i ball. Aparentment va ser també Bowie qui, en plena època glam, va crear el mite –o no tan mite, però com va dir Alaska, ¿A quién le importa?– que Amanda era, en realitat, un home.



Aquell bell animal de veu greu que era Amanda Lear a mitjan anys setanta va saber aprofitar l’oportunitat que li va oferir l’explosió de la disco music, quan va sortir de les catacumbes de les discoteques gais de Nova York per convertir-se en un fenomen mundial gràcies a la pel·lícula Saturday Night Fever, el 1977. El mateix any, Amanda Lear va debutar amb un disc titulat I am a photograph, gravat en els estudis de Giorgio Moroder a Munic –en aquell moment, la gran capital de la música disco europea–, que contenia èxits com ara Blood and Honey, Tomorrow i Queen of Chinatown. A diferència d’altres celebritats que han tingut una relació episòdica i superficial amb la música, i especialment amb la música de ball, Amanda Lear ha desenvolupat una llarga carrera que inclou una vintena de discos. El 1993 va ratificar la seva connexió surrealista amb un disc titulat Cadavrexquis i, el 2012, va renegar del seu passat de disco queen amb I don’t like disco. L’any 2016, després de publicar Let me entertain you va anunciar que es retirava del món de l’espectacle.


Direct Article El Punt Avui


mardi 11 juillet 2017

Amanda Lear: età, marito, figli e vita privata dell’artista

Amanda lear: età, marito, figli e curiosità sulla misteriosa artista
Amanda Lear è il nome d’arte di Amanda Tapp. Modella, cantante, attrice, scrittrice, la Lear è una donna eclettica. Amanda ha 78 anni (è nata il 18 novembre 1939 in Vietnam).  Si distinse negli anni ’60 per una certa androginia che colpì il pittore Surrealista Salvator Dalì che la scelse come musa. Visse con lui per 15 anni.  Nel 200o il marito, Alain Philippe, morì in un incendio nella sua abitazione nel sud della Francia. Non si sa se nella villa siano andati perduti anche dipinti di Dalì. La Lear dedicò al marito, morto a soli 49 anni, l’album Heart. Tra gli amori di Amanda va ricordato anche David Bowie. Durante la lavorazione del programma Il Brutto Anatroccolo, la Lear conobbe il modello Manuel Casella. Ebbe con lui una storia durata sette anni. Nel 2014 si innamorò di Anthony, un attore di 30 anni più giovane. La storia finì, ma non per la differenza d’età, come dichiarò lei stessa. Amanda non ha avuto figli.



Amanda Lear: tanti successi ma anche molti rimpianti
Al settimanale Oggi, la Lear ha dichiarato:“I miei rimpianti sono tutti nella vita privata. La solitudine, la mancanza di un marito, dei figli. Ma non mi lamento, è stata una mia scelta.”. Tuttavia, Amanda è una donna di grandi passioni, in particolare la pittura. Delle sue mostre si è occupato anche Vittorio Sgarbi. Con la sua vena ironica la Lear ha affermato: “C’è chi va al Grande Fratello, chi dallo psicanalista, chi fa l’uncinetto. Io per trovare un mio equilibrio, per vincere le paure, dipingo.”. Insomma, Amanda ha un’ottima filosofia di vita che sfocia nella creatività. D’altra parte un’artista completa come lei, non poteva tralasciare la pittura. Tra le attività svolte dalla showgirl c’è anche spazio per la spiritualità. La Lear, infatti, adora pregare.


Amanda Lear carriera: un talento indimenticabile
Anche se le apparizioni in tv di Amanda Lear  si sono diradate, il suo talento è rimasto nel cuore di tanti.

Direct link By Roberta Amorino for GossipeTv

Amanda Lear (Techetechetè, 11 luglio 2017)

Amanda Lear / "Ho partecipato a programmi orrendi, tipo Ballando con le Stelle" (Techetechetè, 11 luglio 2017)

In questa puntata della trasmissione Techetechetè in onda nel prime time di Rai 1 ampio spazio viene dato ad una showgirl simbolo degli anni Ottanta: Amanda Lear.

AMANDA LEAR, L’ATTRICE PROTAGONISTA SU RAI 1: "HO PARTECIPATO A PROGRAMMI ORRIBILI" - Amanda Lear il cui vero nome è Amanda Tapp è tra i protagonisti di questa nuova puntata di Techetechetè. È da un pò che la cantante e attrice non appare in tv, d'altronde lo scorso anno aveva annunciato di voler abbandonare le scene per riposarsi. In una recente intervista a Gay.it, Amanda Lear ha dichiarato la presenza di molte leggende sul suo conto: "Sono infinite: l’età, la data di nascita, i lavori fatti, i fidanzati e le case. Ci sono cose scritte su di me totalmente false, ma fa parte del gioco". Parlando della sua esperienza in tv ha inoltre confessato di aver partecipato a programmi che non le sono piaciuti: "Anche in tv, mi hanno infilata in certi programmi orrendi che era meglio non fare. Esperienze da dimenticare. Tipo Ballando con le Stelle. Un programma poco dignitoso per una star del mio livello"

AMANDA LEAR, L’ATTRICE PROTAGONISTA SU RAI 1: “DALÌ ERA IMPOTENTE” (TECHETECHETÈ, MARTEDÌ 11 LUGLIO 2017) – La poliedrica artista Amanda Lear è tra i protagonisti della puntata odierna della trasmissione Techetechetè. Capace sempre e comunque di far tendenza con la propria indiscutibile bellezza e capacità di attrarre l’attenzione del pubblico, Amanda Lear ha saputo anche imporsi nel modo della musica dando alla luce qualcosa come 27 album spaziando tra il genere dance ed il pop riuscendo sempre e comunque ad ottenere un certo riscontro. In attesa di rivederla all’opera magari ascoltando uno dei suoi brani più amati di sempre, vi segnaliamo come la Lear abbia voluto dare la propria opinione sull’ordinanza della magistratura spagnola che ha ordinato la riesumazione della salma di Salvador Dalì per stabilire se Pilar Abel sia sua figlia. Nello specifico la Lear ha rimarcato come sia del tutto impossibile giacché “era impotente. Diceva che i geni non devono riprodursi”.

AMANDA LEAR, L’ATTRICE PROTAGONISTA SU RAI 1: CARRIERA (TECHETECHETÈ, MARTEDÌ 11 LUGLIO 2017) – Amanda Lear il cui vero nome è Amanda Tapp è nata ad Hong Kong il 18 novembre del 1939 da un marinaio britannico e da una madre di origini russe – mongole. Poco dopo la sua nascita in ragione della separazione dei suoi genitori, la piccola Amanda è stata portata dalla madre a Nizza dove è stata cresciuta. Ben presto nell’animo della giovane Amanda è nata la voglia di entrare nel mondo dello spettacolo. I suoi inizi sono avvenuti nell’ambito della moda nel corso degli anni Sessanta colpendo soprattutto il pittore Salvador Dalì del quale è stata musa ispiratrice. La sua vita sentimentale è stata quanto mai avvincente a partire dalla storia d’amore con David Bowie. In questo periodo inizia la sua attività di cantante di successo dando vita a pezzi di grande riscontro come Tomorrow e tanti altri ancora. Il suo ultimo album è stato pubblicato nel 2016 con titolo Le me Entertain You mentre nel 2011 ha recitato nel film Il signore dello zoo di Frank Coraci. In tv ha condotto tantissime trasmissioni tra cui Premiatissima, Il brutto anatroccolo e Cocktail d’amore.

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Amanda Lear è ancora oggi, la migliore icona della trasgressione ...

Perché Amanda Lear è ancora oggi, grazie alla sua biografia, la migliore icona della trasgressione che abbiamo
Dagli inizi come modella al debutto come cantante, fino a oggi, Amanda Lear non ha mai smesso di giocare con la sua arma migliore: l'ironia ...

Prima modella, poi cantante, e anche attrice, presentatrice, scrittrice e pittrice: Amanda Lear è stata tutte queste cose, e anche oggi che si è concentrata soltanto sull'arte e la musica continua a essere la migliore icona trasgressiva che abbiamo. Ma perché ci piace tanto? Perché affascina ancora così tante persone? Sarà merito della sua biografia misteriosa, o della sua arma migliore, quell'ironia distaccata e un po' francese che non la abbandona mai?


Gli inizi di Amanda e la sua biografia avventurosa

Amanda Lear è il nome d'arte di Amanda Tapp, nata a Hong Kong il 18 novembre del 1939, anche se sull'anno di nascita non ci sono mai state conferme ufficiali. Il minimo, per una donna che ha fatto del mistero il suo marchio di fabbrica. Inizia la sua carriera come modella, e la sua androginia infiamma subito la fantasia di un grande artista, Salvador Dalì, per il quale posa diverse volte. Amanda è la sua musa ufficiale, e pare che lui guardandola le abbia detto come prima cosa: "Signorina, lei ha uno scheletro bellissimo". Dopo arriva la copertina che la rende celebre, quella dell'album dei Roxy Music For your pleasure. Amanda, gonna di pelle aderente e tacchi a spillo, tiene al guinzaglio un puma vellutatissimo, che ci ringhia contro. Il mito è già cominciato. E dove c'è ambiguità e sex appeal, c'è David Bowie, che la prende sotto la sua ala e la guida nella carriera. A quanto pare, fu proprio Bowie a consigliare ad Amanda Lear di giocare sull'ambiguità, non chiarendo mai quale fosse il suo sesso di origine. Un tormentone che continua ancora oggi, riassunto in quel verso del Piotta: "Ma Amanda Lear è una femmina o un maschio?".


Amanda Lear e Salvador Dalì: un matrimonio spirituale

Mentre era con il suo fidanzato dell'epoca Tara Browne nel famoso locale parigino Le Castel, Amanda incontra Salvador Dalì. Il 1965 è l'anno di questo incontro fatidico, che inaugura uno strano sodalizio durato almeno 15 anni. Amanda definisce il loro rapporto "matrimonio spirituale", anche perché Dalì è sposato con l'amatissima Gala. Amanda fa da modella e da studentessa allo stesso tempo, e segue la coppia in tutte le loro vacanze estive. La stessa Amanda avrebbe raccontato questa strana relazione nel suo libro La mia vita con Dalì.

Amanda Lear cantante: vai con (la) Disco

Il debutto come cantante di Amanda Lear è folgorante. Cresciuta alla corte di Dalì prima e di Bowie poi, Amanda è pronta. In Italia sfonda con il singolo Tomorrow, e proprio grazie a quella voce bassa e sensuale le chiacchiere sulla sua ambiguità aumentano, soprattutto in un'Italia innocente e ancora molto provinciale. Un singolo dopo l'altro, grazie ai primi produttori (i celeberrimi La Bionda) e ad altri contratti, Amanda Lear diventa una delle regine della Disco europea, avendo però grande successo anche in Giappone e America Latina. Oggi ha all'attivo 15 album, più di 50 singoli e circa 15 milioni di copie vendute dei suoi album e 30 milioni dei suoi singoli.


Amanda tuttofare: conduttrice, cantante, attrice...

Oltre alla carriera di cantante, Amanda Lear dimostra di essere anche una perfetta conduttrice nei programmi di intrattenimento italiani. Poliglotta e versatile, comincia prima come soubrette e poi come conduttrice tv a partecipare a programmi televisivi anche in Francia e Germania. In parallelo, e senza mai rinunciare a niente, Amanda Lear fa anche l'attrice per il cinema e la tv, soprattutto in Francia e in Italia.

Com'è la Amanda Lear pittrice?

Diciamolo, le tele di Amanda non entreranno nei libri di storia dell'arte, ma lei insiste e continua con la sua carriera di pittrice. Amanda Lear però sa come comunicare e usare la pubblicità, e l'anno scorso è riuscita persino a coinvolgere Vittorio Sgarbi in una sua mostra personale a Roma. Non sarà grande come Dalì, ma da lui ha imparato a usare la sua immagine pubblica per ricevere attenzione su quello che le sta a cuore, l'arte e la musica soprattutto.


Amanda Lear oggi

Forte di una personalità decisa e volitiva, Amanda Lear ha attraversato una bella fetta di secolo e veleggia ancora fiera e ironica alla bella età di 78 anni. Dal 2003 vive a Saint-Ètienne-du-Grès (Avignone), in Provenza. Nel corso di questi ultimi anni ha avuto un fidanzato più giovane di lei, Manuel Casella, che ha lasciato nel 2008 dopo il suo ritorno dall'Isola dei Famosi. "Era cambiato e si era allontanato", raccontava lei ai giornali.

Amanda Lear e i Baustelle: ecco cosa succede se sei un'icona

Un'icona del genere non poteva non diventare il soggetto di una canzone (al di là della battuta tormentone del Piotta). Dopo aver affascinato il mondo della musica come cantante, anche con collaborazioni eccellenti e inaspettate come quella con il gruppo punk italiano CCCP, Amanda Lear diventa una canzone dei Baustelle contenuta nel loro settimo album, L'amore e la violenza. "Dicevi I wanna be Amanda Lear, il tempo di un LP, il lato A, il lato B, non siamo mica immortali, bruciamo ed è meglio così", cantano i Baustelle, ma sembra proprio la sintesi perfetta di una vita avventurosa.


vendredi 7 juillet 2017

Amanda Lear: «Dalí était impuissant ! Qu’on lui fiche la paix !»

Alors que la justice espagnole a demandé que soit exhumé le corps du peintre à la suite d’une demande en paternité, l’actrice et chanteuse Amanda Lear, qui fut sa muse, donne son point de vue sur cette affaire. Elle raconte le génie et ses extravagances.

Getty Images
Dans son atelier, Dalí fit poser Amanda Lear. Ici, à gauche, en 1971, en Espagne. C’est l’acteur américain Yul Brynner qui prit la photo.


" Je n’ai rien à dire sur ce lamentable épisode. L’appât du gain me dégoûte.» Depuis sa maison du sud de la France, Amanda Lear, en repos forcé après un récent burn-out, semblait fâchée par l’affaire Dalí la semaine passée. En Espagne, Pilar Abel, une voyante de 61 ans, après une demande en paternité, vient d’obtenir de la justice de son pays que soit exhumé le corps du peintre décédé le 23 janvier 1989, à 84 ans. Si, comme elle le prétend depuis dix ans, elle est la fille de l’artiste, elle touchera sa part d’héritage. Il faut donc comparer leurs ADN. Amanda Lear côtoya Dalí pendant dix-sept ans. Témoin privilégié de sa vie, elle nous parle de sa relation avec l’extravagant peintre. L’un des artistes les plus importants du XXe siècle.
Dans son manteau violet, affublé d’une perruque et d’une couronne, Salvador Dalí, en compagnie de sa muse Amanda Lear, assiste en 1969 au bal oriental du baron Alexis de Redé sur l’île Saint Louis à Paris. Photo: Getty Images

Quelle a été votre réaction en apprenant que l’on demandait que soit exhumé le corps de Salvador Dalí ?

Il est mort en 1989. Qu’on lui fiche la paix! Il voulait être enterré aux côtés de sa femme ou de son père. On l’a mis dans le théâtre-musée qui porte son nom à Figueras. Il y a une plaque par terre et des milliers de gens lui marchent dessus à longueur de journée. L’ADN de Dalí est partout sur ses objets personnels, alors pourquoi le déterrer? J’ai une chemise, des lettres. Il y en a des traces sur ses tableaux. Des scientifiques américains sont venus chez moi pour en prélever. Une enquête demandait alors d’identifier certaines toiles. Tant de faux ont circulé. De son vivant, il était entouré de parasites qui n’en voulaient qu’à son argent.

Vous en avez été le témoin ?

Je lui disais: «Ces gens vous mentent, vous font signer n’importe quoi.» Il répondait: «Je sais.» Et ajoutait: «Il faut vivre d’erreur et de parfum!» Il avait un côté masochiste, ravi de se sentir exploité.

Quand vous êtes-vous rencontrés ?

En 1965, chez Castel, la boîte de nuit parisienne. J’étais étudiante aux Beaux-Arts, mannequin, j’avais 18 ans. Brian Jones des Rolling Stones habitait chez moi. Dalí était assis sur un trône, entouré d’une cour. Il m’a dit: «Vous avez la plus belle tête de mort que j’ai jamais vue!» Je me suis dit, sans comprendre: «Quel sale con!» Pour lui, le squelette était une architecture plus importante que notre chair, vouée à se dégrader et disparaître. Il peignait des homards, dont la carapace – un exo­squelette – le fascinait par sa forme et sa perfection.

Il s’est immédiatement intéressé à vous ?

Il adorait la musique des Beatles et des Stones. Et il a dit en roulant les «r»: «Où est-il, ce Rrrrolling é-Stone?» parlant de Brian Jones. Il m’a fait un baisemain et m’a invitée à déjeuner chez Lasserre le lendemain. Il me récitait du García Lorca, me comparaît à la Mélancolie, la gravure d’Albrecht Dürer. Et nous ne nous sommes plus quittés.

Entrer dans sa vie nécessitait l’assentiment de sa femme.

A l’hôtel Meurice, ça s’est très mal passé la première fois. Gala était terrible, protectrice. C’est elle qui a fait Dalí, a cru en lui. Elle gérait ses contrats. Cette petite bonne femme mal fichue au regard noir fascinait. Elle s’est tapé tous les surréalistes: Max Ernst, André Breton, Paul Eluard, avec lequel elle a été mariée et dont elle a eu un enfant. Elle l’a quitté pour Dalí. Elle faisait le gendarme, veillait à ce qu’il ne m’offre pas de tableau. Dalí m’a dit avant que je ne la rencontre: «Maquillez-vous, mettez des faux cils, une minijupe, montrez vos jambes.» Il attendait le verdict comme un petit garçon terrorisé. Gala pestait: «Des mannequins comme elle, il y en a plein.» Il me demandait de marcher, vantait mes  qualités et me vendait comme un aspirateur (rire).

Elle a fini par vous adopter.

Sans maquillage cette fois, en petite robe d’été et espadrilles. Sous le soleil brûlant de Cadaqués, elle m’a regardée comme un être humain. Gala m’a désigné sa chambre d’amis, un privilège rare. Elle m’a confié une clé de la maison et Salvador Dalí. Elle aimait tellement son mari: «S’il est heureux avec vous, vous avez ma bénédiction», disait-elle. Savoir que quelqu’un veillait sur lui la rassurait.

Elle était sa femme, vous sa muse. Vous étiez amants ?

Pour moi, il a été un frère, un père, un gourou, un professeur d’art, un amant. Il a tenu tous ces rôles. Je posais nue. Mais nous n’avions pas de relations charnelles. Dalí était impuissant. J’étais sa muse, son ange. Quelqu’un qui vit avec un artiste, partage sa vie, son intimité, l’inspire, le fait rire, lui fait la lecture. Je lui racontais tout, mes joies et mes chagrins d’amour. Il aimait ma pâleur, ma gravité. Il me surnommait cascaballet de plata, petit grelot d’argent, à cause d’un pendentif de mon enfance. Notre  trio intriguait. «Que fait Dalí avec deux femmes ? Gala est-elle lesbienne?»

A-t-elle vraiment souhaité que vous l’épousiez ?

Oui, une fois qu’elle serait morte. Elle a disparu en 1982, à 88 ans. Elle avait dix ans de plus que lui. C’était une Russe très croyante, elle m’avait demandé de jurer sur la Vierge noire de Kazan que je l’épouserais. J’ai refusé. J’avais une vie, une carrière de chanteuse disco se dessinait devant moi, notamment grâce à David Bowie.

Que pensait Dalí de vos toiles ?

«Surtout ne me montrez jamais vos tableaux!» me disait-il. En parfait misogyne, il prétendait qu’il n’y avait pas de grands peintres femmes. Je répondais: «Et Mary Cassatt, Suzanne Valadon, Frida Kahlo, Berthe Morisot?» Il répondait, tel un vieux macho espagnol: «Aucune femme n’a jamais peint la chapelle Sixtine!»
Un jour, j’ai osé lui soumettre mes toiles. «C’est pas mal... pour une femme!» Je peins tous les jours. J’entends encore sa voix, ses conseils me guident: «Trop de bleu. Attention au ciel!» La peinture est ma  psychanalyse, elle extériorise mes frustrations, ma libido.

Aimiez-vous ses œuvres ?

Non. Je préfère Picasso. Je reste en extase devant les miniatures, des tableaux comme des cartes postales, réalisés avec des pinceaux à un poil, d’une précision et d’une netteté folles. Ses grands formats, têtes de mort, montres molles, ses fourmis et ses cauchemars me faisaient peur.

Comment expliquer son obsession de la mort ?

Ses parents avaient au-dessus de leur lit la photo de leur fils aîné. Cet enfant mort s’appelait Salvador. Petit, chaque fois que Dalí entendait son prénom, il ne savait pas si on parlait de lui, le cadet vivant, ou de son frère, son homonyme décédé. La photo du défunt le fixait depuis le mur. Cette idée parsème son œuvre.

Il y avait des rituels entre vous ?

Le soir, il passait sa moustache au noir et la graissait. Il m’embrassait très fort. Je repartais dans ma chambre avec l’empreinte sur le front. Il était intrigué par le fait que je ne transpire pas, passait sa canne sous mon aisselle comme on glisse un thermomètre, la reniflait et s’extasiait: «Vous sentez les genêts en fleur! Le miel, Cadaqués au printemps...»

La banalité du quotidien l’effrayait ?

Sa laideur. Il portait des lunettes dont les verres étaient sales, collants du miel qu’il mettait dans son thé. Une fois nettoyés, il s’étonnait: «C’est affreux, je vois net. La réalité est moche!» Je prenais du LSD pour être dans l’air du temps et ses visions psychédéliques. Il avait horreur de la drogue, n’en avait pas besoin. «Buvez un verre d’eau minérale et vous verrez un arc-en-ciel!» J’ai décroché sur son injonction.

Le public ne connaît de Dalí que l’extravagant personnage. Etait-il constamment en représentation ?

Non. Dans l’intimité, comme un clown qui se démaquille, il laissait apparaître sa vraie nature, pleine d’humour, d’attention. C’était un lettré, un écrivain, un conteur, un philosophe, un peintre de génie. Dès qu’il voyait un journaliste ou un photographe, il faisait son numéro, redevenait ce provocateur antipathique. Je le détestais.

Pourquoi ?

Comment pouvait-il s’abaisser à faire le pitre, à peindre n’importe quoi, comme une cravate, contre 100 000 dollars? Peu lui importait qu’on le critique. Il répétait: «Chez Dupont, tout est bon!» Il avait intégré les codes du showbiz en Amérique. J’étais à bonne école. Il m’a appris à manipuler les médias. Il détestait l’idée, idiote à ses yeux, du peintre maudit. Modigliani pauvre, éclairé à la bougie, ou Van Gogh noyé dans l’absinthe. Les maîtres que sont Michel-Ange ou Léonard de Vinci devaient être à la table des puissants, des rois, comme lui avec les Rothschild.

Manège à trois. Gala (au centre), de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova, était la femme de Dalí. Elle gérait ses affaires et avait accepté, dès 1965, la présence d’Amanda Lear. Photo: Getty Images

Vous l’avez accompagné partout, même en Suisse.

Il ne voyageait qu’en bateau, l’avion le terrorisait. La première fois qu’il l’a pris, c’était avec moi. Nous nous rendions à Genève. J’ai dû lui donner un Valium pendant le vol. Un soir, alors que nous traversions en dehors des clous, une femme policier nous a demandé nos papiers. Dalí n’avait pas son passeport sur lui. «Vous me reconnaissez, tout de même. Regardez ma moustache et ma canne. Je suis Dalí!» Rien à faire. J’ai su négocier. Dalí, vexé, pestait contre la Suisse et ses lois. Nous avons ensuite rejoint Lausanne. Il est tombé dans la rue à la sortie du Beau-Rivage. Là, j’ai mesuré la fragilité de cet homme devenu si vulnérable. Il était désemparé. Il tremblait. C’est un drame pour un peintre d’être incapable de tenir un stylo ou un pinceau. Il souffrait de la maladie de Parkinson.

Votre toute dernière rencontre ?

Il m’a reçue dans le noir afin que je ne perçoive pas sa déchéance. Il avait une très haute opinion de lui-même. J’entendais sa respiration, devinais sa silhouette squelettique. Il ne voyait pas mes larmes. Il m’a confié un morceau de bois ayant appartenu à Gala dont il ne se séparait jamais. C’est ce qu’il avait de plus précieux. Ce porte-bonheur était destiné à me porter chance. Je lui ai dit: «Dalí, je vous ai tellement aimé!» Il m’a répondu: «Yo también.» Je suis sortie, sans me retourner.


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samedi 17 juin 2017

Amanda Lear à la retraite : "Je viens de faire un burn-out"


Amanda Lear lors de l'Enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris le 24 février 2016 et qui sera diffusée le 28 février. © Coadic Guirec/Bestimage

Elle se dit prête à quitter définitivement la scène.



Exclusif - Amanda Lear dans la pièce de théâtre "La Candidate" à La Michodière à Paris. Le 27 avril 2016 © Coadic Guirec / Bestimage

Mannequin, chanteuse, comédienne, vedette du petit écran... Amanda Lear sait tout faire. L'ancienne égérie de Salvador Dali, qui a commencé en tant que modèle il y a plus de cinquante ans, est une personnalité reconnue pour ses talents, populaire et parfois controversée. Mais, ce qui est sûr, c'est qu'elle ne laisse personne indifférent.


Amanda Lear au gala de l'AmfAR lors de la fashion week de Milan. Le 26 septembre 2015



Sur les planches, comme à la télé, la célèbre sexagénaire brille de mille feux. Pourtant, et malgré sa grande notoriété, l'ancienne bimbo blonde des Grosses Têtes veut prendre sa retraite. Elle avait annoncé sa décision il y a quelques mois déjà, expliquant qu'elle s'éclipserait après la fin de sa tournée. Mais les journalistes de Libération nous apprennent qu'elle a finalement décidé d'avancer l'heure de son retrait.

Amanda Lear à la soirée AmFar en marge de la fashion week de Milan le 26 septembre 2015.
© BestImage

Sur les conseils de son médecin, elle a dû annuler fin avril les dernières représentations de la Candidate, pièce dans laquelle elle cartonnait. "Le stress me rend malade", reconnaît-elle avant d'expliquer que c'est à cause de sa santé qu'elle se retire de la vie médiatique. "Je viens de faire ce qu'on appelle un burn-out. Un petit burn-out, mais quand même. Brusquement, le corps en a marre. Brusquement, on n'a plus envie. L'envie est finie", a-t-elle ajouté.

Amanda Lear lors des 10 ans de l'association "1000 Visages" au Théâtre du Gymnase à Paris, France, le 27 février 2017.
© BestImage



Depuis, Amanda Lear est partie vivre dans le Sud de la France, dans les Bouches-du-Rhône. Elle reste chez elle à Saint-Rémy-de-Provence à lire, peindre et regarder la télévision, entourée de ses onze chats. Un cliché auquel on a bien du mal à croire, surtout quand on connaît le personnage. D'ailleurs, son producteur semble tout aussi mitigé. "J'ai du mal à y croire", a-t-il reconnu, comme pour laisser une éventuelle porte ouverte au retour de sa protégée.

ARTICLE PAR Coline Chavaroche 

Exclusif - Amanda Lear à la soirée "Riccardo Tisci for Givenchy" à Milan. Le 25 septembre 2015
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Amanda Lear à l'Avant-première du film "Dalida" à L'Olympia, Paris le 30 novembre 2016. © Rachid Bellak/Bestimage
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Exclusif - Amanda Lear à la soirée "Riccardo Tisci for Givenchy" à Milan. Le 25 septembre 2015
© BestImage


AMANDA LEAR : RIEN N’EST VRAI, TOUT EST PERMIS.... Avec Alain Mendiburu

Muse de Dalí et des Stones, la chanteuse et comédienne devenue culte se dit fatiguée de la vie publique et annonce son départ à la retraite.

Elle vous regarde à travers ses lunettes roses. Elle a l’œil curieux, le sourire scotché au visage. Elle vous parle avec enthousiasme pendant un peu plus d’une heure, entre deux trains, dans la brasserie chic du premier étage de la gare de Lyon. Elle bouge des mains en parlant, s’anime, rit à faire se retourner les serveurs, vous montre sa dernière peinture postée sur son compte Instagram, vous envoie ensuite des textos pour compléter l’entretien. Le lendemain matin, elle se ravise : elle ne veut pas voir son portrait dans Libé, ne veut plus lire aucun article sur elle.

Amanda Lear à Paris, le 23 mai. Photo Frédéric Stucin pour Libération

Son tempérament de soleil s’est couché, place à Lear la lunaire. Elle déteste les images du photographe, n’a plus confiance dans les médias. Et puis un peu après, nouveau revirement : elle finit par donner son accord. «Comme tous les créateurs, elle alterne des phases d’enthousiasme et de mélancolie», décrit Alain Mendiburu, le producteur des cinq derniers albums d’Amanda Lear. «Le stress me rend malade», s’excuse-t-elle par SMS. Ce n’est pas une métaphore : son médecin lui a demandé d’éviter toute contrariété, de faire attention. Après un vertige, elle a dû annuler fin avril les dernières représentations de la Candidate, pièce de boulevard dans laquelle elle cartonnait. La chanteuse avait annoncé dès l’automne qu’elle prendrait de la distance avec la vie publique à l’issue de la tournée. Elle a dû avancer l’heure de son retrait. L’actrice n’a rien de grave côté santé, sinon un bon coup de fatigue. «Je viens de faire ce qu’on appelle un burn-out. Un petit burn- out, mais quand même. Brusquement, le corps en a marre. Brusquement, on n’a plus envie.» Et de constater avec une simplicité désarmante, comme on dit qu’il va pleuvoir : «L’envie est finie.» Depuis quelques semaines, elle reste chez elle à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), à lire, à peindre et à regarder la télé, entourée de ses onze chats.



Sa vie publique, elle l’a commencée il y a une cinquantaine d’années, quand elle s’est fait démarcher par Catherine Harlé au Café de Flore. La patronne de l’agence de mannequins du même nom flashe sur cette «maigrichonne avec les dents en avant», comme Lear décrit celle qu’elle était à 17 ans. Elle est aussitôt embauchée et envoyée à Londres. Partir, ça faisait longtemps que la jeune femme en rêvait. Née à Hongkong ou Saïgon selon les interviews, elle arrive en France quand elle est encore bébé. Son père, un officier franco-britannique, part vivre en Angleterre - elle ne l’a jamais revu. La fillette est élevée par sa mère, une Russe orientale très pieuse, avec laquelle elle vit «chichement», mais qui lui donne une éducation et une culture classique qui resteront ancrées. Son adolescence est concomitante avec la montée de sève à l’œuvre dans la jeunesse de la fin des années 60. «Voir ma mère faire des signes de croix alors que de l’autre côté de la rue, les gens avaient des jolies voitures et tout. Je me suis dit"mais pourquoi je me fais chier ?" Je suis partie, se souvient-elle. Je voulais vivre ma vie de bohème. J’ai suivi des jeunes hippies avec des cheveux longs. On fumait des pétards, j’allais aux cours du soir aux Beaux-Arts parce que je voulais faire de la peinture.» Mais c’est le mannequinat qui lui tombe dessus. En 1967, Londres vit le meilleur de sa période pop. L’allure de garçon de Lear et sa mine boudeuse font aussitôt des étincelles. On connaît la suite par cœur. Rencontre avec Salvador Dalí, pochette d’un album de Roxy Music, liaison avec le guitariste des Rolling Stones Brian Jones, puis David Bowie. Poussée par Ziggy, elle sort un premier album en 1977 (I Am a Photograph, réussite incontestable et succès immédiat), puis un second, avant une quinzaine d’autres qui cartonnent partout sauf en France. La voilà animatrice star de la télé italienne sauce Berlusconi à partir des années 80. En France, elle est la sexy de service aux Grosses Têtes avec Bouvard et compagnie. Et le théâtre, depuis les années 2000 : quatre pièces de boulevard qui ont fait le plein.


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Tout ça lui est tombé dessus, assure-t-elle : «Je n’ai aucune ambition. Moi, je voulais vendre des fleurs. Curieusement, tout le monde m’a poussée.» En réalité, elle a su faire des choix entre toutes les propositions reçues. Et très souvent, c’était les bons. Jonglant d’une langue à l’autre (elle en parle cinq), plus fine qu’elle n’en a l’air, elle a eu l’intelligence de savoir se fondre partout. Depuis les années 70, elle a paru aussi à l’aise en robe à paillettes devant un micro, parmi les artistes de la Factory de Warhol, en couple à trois avec Dalí et Gala, à fumer des joints avec Kirk Douglas comme à jouer les divas disco pour inaugurer le Palace. Il faut dire que derrière le personnage de blonde qui parle de cul en rigolant se cache une bosseuse qui écrit tous les textes de ses chansons, une solitaire qui adore passer sa journée au calme avec toile et pinceaux. Côté vie intime, en revanche, pas touche. A ses courtisans, la reine Lear ne donne que ce qu’elle veut bien. Son âge est tabou ? «Pas du tout, j’ai 68 ans», dit-elle en souriant. Mais affirme plus tard qu’elle est née en novembre 1950 (donc il y a un peu plus de soixante-six ans). On évoque sa famille et ses amis proches ? «Tout le monde est mort», évacue celle qui n’a pas eu d’enfant. La profession de sa mère ? Elle se dit «pas intéressée» par cette question jugée trop «people». La politique ? Elle ne vote pas, trouve Mélenchon sympathique et Macron «tout fou». Personne ne l’a jamais prise en flagrant délit d’épanchement public, même quand son mari Alain-Philippe Malagnac est mort, en 2000, lors de l’incendie de leur maison. «Elle ne s’est jamais posée comme une victime», analyse Mendiburu.



Selon le producteur, elle est une entertainer, au sens américain. Elle n’existe que pour distraire le public et fait black-out sur le reste. Les rumeurs sur sa transidentité, en revanche, l’amusent plutôt. La légende veut que cette histoire soit partie de Dalí, qui parlait d’elle au masculin.«Il faisait pareil avec Gala», relativise la blonde en souriant. Une voix grave et des épaules un peu carrées ont suffi pour déclencher des soupçons qu’elle a démentis une bonne centaine de fois. Sans que les doutes ne soient d’ailleurs totalement levés. «Qu’est-ce que vous voulez, je suis un portemanteau : les gens accrochent sur moi leurs fantasmes. Je serais dominatrice, lesbienne, trans… Oui, pourquoi pas ?» On verra quelle crédibilité il faudra donner à son nouvel avatar de dame retraitée entourée de chats. «J’ai du mal à y croire», avoue tout net son producteur. Quant à la chanteuse comédienne, elle-même évoque les multiples adieux d’Aznavour, histoire de se ménager une porte de retour. La reine se retire à l’heure qui lui sied.

    


Article de Libération 

mercredi 26 avril 2017

Amanda Lear, présidente !

Cécile Bouquigny, alias Amanda Lear, est de retour dans "La Candidate", la suite de "Panique au ministère". Une comédie politiquement incorrecte.
PAR JEAN-NOËL MIRANDE...


On the French Télévision ...
Dimanche 14 mai sur la chaine Comédie a 20h50 ...
 LA CANDIDATE ....avec l inénarrable AMANDA LEAR ... 

        Sunday 14 May in the French Chanel Comédie...


Le rideau se lève. Après quelques secondes de suspense, elle sort du cabinet de toilette dont la porte est restée grande ouverte. Tel un missile, sûre de son effet, blonde vaporeuse, gainée dans une robe panthère, Amanda Lear, est applaudie. Cela s'appelle faire son entrée comme les grandes stars du boulevard d'antan, Sophie Desmarets, Jacqueline Maillan ou Maria Pacôme, et comme on ne le fait plus aujourd'hui.

Elle joue une ministre de la Jeunesse et des Sports, bombardée à ce poste grâce à un émir du Qatar. Sur un coup de tête, elle se présente à la présidentielle de 2017, faisant fi de toute primaire dans son parti. L'histoire de cette folle candidature, comme l'est Amanda, est prétexte à une intrigue farfelue pour tenter d'amener au pouvoir une candidate sans idées et sans programme. « Alors oui, ma première réforme sera de donner plus de pouvoir d'achat aux Français et leur rendre un train de vie enfin digne de ce nom ! » lance la candidate en guise de profession de foi.

Elle, présidente, est tout à fait crédible. Toute ressemblance avec des politiques existants n'est pas forcément fortuite. Sur fond de remaniement bien réel celui-là, rien n'étonne plus le public qui rit à gorge déployée et frappe des mains à chaque saillie. « Si je gagne, je vais changer la donne, moi. Je vais les faire sauter leurs grèves. Et si ça gueule, j'envoie l'armée. »

Une heure de demie de répliques cinglantes

Un spectateur dit à sa voisine : «On dirait Michele Alliot-Marie dans Madame Sans-Gêne. » Un autre en sortant : « Au moins, elle est glamour et drôle. » Cougar assumée, la candidate Amanda Lear collectionne les amants, fume des joints et balance à tout va, pétaradant entre cour et jardin, balançant son texte comme un bolide klaxonnant dans la tempête. Une heure de demie de répliques cinglantes écrites sur mesure par Guillaume Mélanie et Jean Franco pour l'ex-reine du disco. Des formules que ne renierait pas Michel Audiard, à recopier d'urgence dans une anthologie d'humour, et à servir lorsque l'on s'ennuie dans un dîner à côté d'un fâcheux.

Cette comédie bon enfant est servie par des acteurs jouant avec sincérité une situation digne de Barillet et Grédy, auteurs longtemps méprisés par la critique intellectuelle, que salue aujourd'hui Télérama. Mention spéciale pour Raymond Acquaviva, hilarant en « première dame » de France, ou plutôt premier drame de France, travesti en madame Coty, vêtu d'un tailleur façon Chanel.

Amanda Lear, pour cette quatrième pièce, est sur un boulevard, celui du succès assuré. Deviendra-t-elle la présidente de la République au moment où Fleur Pellerin pleure en faisant ses cartons ? En tout cas le public du théâtre de la Michodière retrouvera le chemin des urnes en pleurant, mais de rire cette fois