mardi 5 octobre 2021

Amanda Lear revient sur sa relation avec David Bowie

D'artiste peintre à mannequin, actrice et chanteuse, Amanda Lear n'a fait qu'un pas. Pourtant, au départ, rien ne la prédestinait à pousser la chansonnette. Si elle a fini par se lancer, c'est surtout grâce aux encouragements de David Bowie, avec qui elle a vécu une histoire d'amour dans les années 1970.



Actuellement en pleine tournée promotionnelle pour la sortie de son prochain album intitulé "Tuberose", Amanda Lear a accordé une interview au Figaro, parue le samedi 2 octobre 2021. L'occasion pour elle de revenir sur son idylle avec David Bowie, qu'elle a fréquenté alors même qu'il était marié. "Ce n'était pas du tout mon type. Il avait les yeux rouges, pas de sourcils, une dent sur deux et était maladif. Pourtant, il m'a fascinée avec son charme un peu malsain", explique celle qui garde le secret sur son âge dans les pages du quotidien avant de préciser, un peu gênée : "Ce n'est qu'au bout de quelques jours qu'il m'a parlé de sa femme..."

"Il ma donné confiance en moi"


Malgré cet aveu, Amanda Lear continue de fréquenter le chanteur et contre toute attente, leur histoire dure près de deux ans. "Il m'a donné confiance en moi. J'étais maigrichonne, j'avais un appareil pour me redresser les dents, je n'osais pas rire. Moi je me trouvais moche...", a-t-elle révélé en parallèle sur le plateau de 50' Inside. Encouragée par son amant, celle qui dit être née au Vietnam se lance dans la musique. "Il était charmant, extraordinaire et créatif. C'est lui le premier qui m'a dit que je devrais chanter. Personne n'y croyait, même pas moi !", a-t-elle affirmé.


En 2016 déjà, Amanda Lear clamait son admiration pour David Bowie. "J'ai eu la chance de le connaître alors qu'il était assez équilibré. On se voyait tous les jours, on parlait de musique, mais aussi de peinture, des sciences... Il était différent des autres, il sortait du lot. Il a tellement compté dans ma vie. Il a changé ma vie. C'est le premier qui m'a conseillé de chanter, qui m'a mise sous contrat, qui a produit mon premier disque et qui m'a payé des cours de chant", avait-elle alors expliqué au micro de iTélé.

Article from Tendances Orange...Click and go !

Fau-Lear, avis de tempête à la Porte Saint-Martin

 À la Porte Saint Martin, Amanda Lear et Michel Fau, duo tant attendu de cette rentrée théâtrale post-Covid, font briller de mille feux la pièce de Jean Marbœuf, Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? C’est fou, c’est Fau et on y court !


Quel spectacle ! Tout est des plus réussis, la mise en scène, la scénographie et l’interprétation. On aime l’univers et la folie artistique de Michel Fau. Il n’a pas son pareil pour illuminer un texte, lui donner une couleur, un ton. Il aime le décalé, le caricatural et le sublime ! Jouant sur le comique, le burlesque et le pathétique, toute situation prend sens. Avec la pièce de Jean Marbœuf qui met face à face deux monstres sacrés d’Hollywood, il ne pouvait que se régaler, et du coup nous rassasier.


À l’amour, à la haine . . 

À travers une correspondance imaginaire, mais bien documentée, l’auteur raconte les relations tumultueuses en Bette Davis et Joan Crawford lors du tournage du film Qu’est-il arrivée à Baby Jane ? Cet œuvre mythique de Robert Aldrich qui met en scène deux sœurs vivant accrochées à leur passé d’étoiles. Jane (Bette Davis) est une enfant prodige du cinéma, Blanche (Joan Crawford) a eu sa carrière brisée par un accident qui l’a cloué dans un fauteuil roulant. Devenue dépendante de sa sœur, elle est séquestrée par celle-ci. Ce film, se promenant sur les rives de la folie, est un huis clos effrayant fait de jalousie et de haine, d’excès et de noirceur.


Jeux de miroir

Comme un reflet de miroir, les deux actrices, à l’époque du tournage, n’étaient plus au sommet de leur carrière ! De par leur nature, elles étaient aussi sœurs ennemies que les protagonistes du film. L’une était belle, l’autre beaucoup moins. Si toutes les deux faisaient le même métier, elles ne sortaient pas de la même école. Crawford était actrice, un pur produit des studios, fabriquée telle une marionnette. Davis était une comédienne qui avait appris son métier sur les planches. Elles avaient de l’esprit et de la repartie, donc vous imaginez bien ce que pu être leur relation, un savoureux échange de vacheries teintées d’humour ! Un bonheur ! Elles ne se s’épargnent rien. 


Un texte sans concession

La grande force du texte est que les caprices, bons mots, et coups de gueule ne sont en fait que des sunlights éclairant un discours plus dramatique. Dans un esprit des plus mordants, Marbœuf nous présente une réflexion sur les actrices, ce métier où les rides ne font pas de cadeaux, mais aussi sur les excès de la célébrité, l’égoïsme, l’égocentrisme, la solitude et la déchéance. 

Fau-Lear, un combat royal 

Sur scène, Le duo fonctionne admirablement bien parce qu’il représente également les deux aspects évoqués dans la pièce. Fau est homme de théâtre. Amanda Lear est, par son parcours atypique, une sorte de « créature ». Michel Fau est épatant en Bette Davis ! Il en fait des tonnes, mais juste ce qu’il faut pour faire entendre ses rugissements ! La Davis disait ce qu’elle pensait, ne faisait aucune concession, ne craignait pas d’être grotesque tant elle avait du génie. Tout comme son modèle, le comédien et metteur en scène ne se ménage pas pour faire des effets et nous éblouir. La Crawford manœuvrait, alternant les caprices et les bouteilles de vodka. Amanda Lear s’est glissée avec une belle dose d’autodérision dans la peau de Joan Crawford, sans jamais toute fois la porter à la caricature, passant de divine à pathétique. Derrière les vacheries qu’elles se lancent, on sent toute la fragilité de ces deux femmes blessées. Et c’est magnifique !


Article from Marie-Cécile Nivière for L'Oeil d'Olivier ....Click !

lundi 4 octobre 2021

Amanda Lear parla di Eurovision: “E’ diventato un prodotto, soprattutto per i paesi dell’est ! ”

 Amanda Lear, ospite del programma radiofonico di RTL On remake TV, ha parlato di Eurovision Song Contest riservando alla kermesse parole ben poco edificanti.


L’eclettica e stralunata artista, come riportato dalla testata Télé-Loisirs, ha parlato di una telefonata ricevuta da Damiano dei Maneskin, che l’avrebbe contattata per prendere parte insieme a loro all’Eurovision 2021.


“Ho perso una grande occasione. Sai, il gruppo che ha vinto era un gruppo italiano chiamato Maneskin, che ovviamente non conoscevo. E mi è stato detto ‘ma è troppo popolare in Italia’. E mi hanno contattato, mi hanno chiesto fare un duetto con loro. E siccome non li conoscevo, ho detto ‘quanto mi paghi?”

Una rivelazione che appare non veritiera, in quanto è difficile immaginare una versione alternativa di Zitti e Buoni, pensata proprio per l’Eurovision e con un ospite così ingombrante.

E’ probabile che Amanda Lear si sia confusa, vista che già dopo il Festival di Sanremo aveva rivelato il contatto con la band romana.


“Dovevo andare a Sanremo. Mi avevano chiamato i Maneskin, che non conoscevo, per duettare su ‘Amandoti’. Solo che non c’erano soldi e gli ho detto: ragazzi, sapete oggi quanto costa anche solo un paio di ciglia finte? E allora hanno preso quel tipo con la barba.”

In quell’occasione Amanda espresse l’apprezzamento per i Maneskin, ma non per il Festival.

“Mi sono piaciuti molto. Peccato che, in generale, mancassero le belle canzoni: sembrava una sfilata di moda, tutto troppo fashion. Solo look, pettinatura, vestiti.”

Amanda Lear parla di Eurovision

Amanda Lear, poi, incalzata dai conduttori Jade ed Éric Dussart ha parlato dell’Eurovision Song Contest.

“È cambiato molto. Quello che all’inizio era l’Eurovision che conoscevamo con belle canzoni, è diventato un prodotto, soprattutto per i paesi dell’est, con tanti fan, ragazzi, paillettes, ballerini. Quindi non è più musica, non è più canzone.”

Riferendosi, poi, al fatto che la Francia non vince dal 1977.

“Finché ci ostiniamo a cantare una canzone un po’ triste, in francese, non so se vinceremo…”

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samedi 2 octobre 2021

Amanda Lear : "La prochaine étape pour moi, réserver une place au cimetière"

Ses goûts télé, son rapport à la popularité, le montant de son cachet au théâtre, le jeu télé qu'elle a failli présenter... 

Amanda Lear refait la télé au micro d'Eric Dussart et Jade !




Victime du Brexit "J'ai dû demander un permis de séjour pour rester en France"


 Amanda Lear trop méchante dans "Danse avec les stars"


 "Affaire conclue" : "Les gens amènent parfois des choses immondes" - Amanda Lear


 Le jeu télé qu'Amanda Lear a failli présenter


 Amanda Lear : "J'ai raté une grosse occasion à l'Eurovision"


 "C'est un rôle" : Amanda Lear joue un personnage à la télé


 Amanda Lear : "Le théâtre, c'est très mal payé !"


 Qui pour jouer Amanda Lear dans un film ?


 Amanda Lear : "J'aurais été une maman insupportable"


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vendredi 1 octobre 2021

Amanda Lear: «J'ai connu une époque bénie sans sida, sans terrorisme, sans Covid. On voulait changer le monde, mais on n'a pas réussi»

 L'ancienne muse de Dali et de Paco Rabanne est au théâtre aux côtés de Michel Fau dans Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? Et sort un album. Entretien sans langue de bois.



Le 22 octobre prochain, Amanda Lear sort son 20e album studio baptisé "Tuberose". Elle joue actuellement dans la pièce "Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?" au Théâtre de la Porte Saint-Martin. A l'occasion de cette actualité bien remplie, Amanda Lear accorde une interview au "Figaro", dans laquelle elle revient sur son idylle avec David Bowie.

« On dirait un bordel ! », s'amuse Amanda Lear en arrivant à l'hôtel Providence près du Théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? La pièce de Jean Marboeuf s'inspire de la relation mouvementée entre les deux stars sur le tournage de film de Robert Aldrich, Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? «Chéri, veux-tu un cookie ? », demande l'icône à Jean Robert-Charrier, le directeur du théâtre venue la saluer. Traqueuse, l'ex-muse de Dali est présente une heure avant la représentation. Elle est une Joan Crawford « pathétique » et Michel Fau, une Bette Davis effrayante. Le 22 octobre, elle sort Tuberose, son 20e album studio et sera l'objet d'un documentaire sur Arte cet automne.

C'est à cause de Michel Fau que vous revenez sur scène ?

Le but, au départ, c'était de surprendre le public. Je n'aurais jamais pensé accepter un rôle pareil. Jusqu'ici, je jouais la rigolote de service dans les pièces ....

Amanda Lear balance sur son histoire d'amour avec David Bowie, qui était marié . . .

Son histoire d'amour avec David Bowie remonte à loin, très loin. Mais c'est toujours sans langue de bois (et c'est pour ça que le public l'adore !) qu'Amanda Lear revient sur cette période de sa vie dans une nouvelle interview accordée au Figaro ce samedi 2 septembre 2021.

Les routes des deux artistes se sont croisées dans les années 70, à l'époque où Amanda Lear était mannequin. Elle tape dans l'oeil de Bryan Ferry, du groupe Roxy Music, qui lui demande de poser pour la pochette de leur album. Amanda Lear accepte et se retrouve en cuir et talon avec avec une panthère qu'elle tient en laisse. Une photo qui interpelle David Bowie et qui lui plaît énormément. "Quand le disque est sorti, David Bowie est tombé amoureux de la photo, pas de moi, se souvient Amanda Lear pour Le Figaro. Marianne Faithfull nous a présentés. Ce n'était pas du tout mon type. Il avait les yeux rouges, pas de sourcils, une dent sur deux et était maladif. Pourtant, il m'a fascinée avec son charme un peu malsain."

Malgré les premières réticences, la jolie blonde au caractère bien trempé finit par se laisser séduire et se lance dans une relation avec David Bowie qui durera quand même deux ans. Seul petit détail que le chanteur disparu en janvier 2016 n'a pas tout de suite mentionné à sa partenaire, il n'est pas célibataire et même la bague au doigt ! "Ce n'est qu'au bout de quelques jours qu'il m'a parlé de sa femme...", confie Amanda Lear. A l'époque, David Bowie était en effet marié à l'actrice américaine Angela Barnett. Ils se sont unis en 1970 en Angleterre et ont eu. un fils, le réalisateur Duncan Jones.

Pas encore chanteuse, Amanda Lear est poussée par David Bowie à le devenir alors que son manager est contre. "C'est lui le premier qui m'a dit que je devrais chanter. Personne n'y croyait, même pas moi", avait déclaré Amanda Lear il y a quelques jours, sur le plateau de Vivement dimanche...

Finalement, Amanda Lear décide de s'éloigner de David Bowie pour voler de ses propres ailes, malgré tout le confort dont elle profitait. "David m'avait emmenée à New York. Je voulais chanter mais son manager refusait. On prépare la tournée de David avec son nouvel album. Mon loyer était payé, j'étais entretenue. Au bout d'un an, je suis rentrée à Londres", relate l'artiste au Figaro. Un bon choix puisque bien des années plus tard Amanda Lear sort son 20e album studio, baptisé Tuberose.


"Pas maquillée" et "moche" : Amanda Lear refuse un selfie à une admiratrice ...


Amanda Lear dissocie pleinement sa vie d'artiste et sa vie privée, tant et si bien que si vous la croiser un jour en train de faire des emplettes, elle vous refusera très certainement un selfie. C'est ce qui est arrivé à une admiratrice de la chanteuse et comédienne qui raconte cette anecdote dans une interview accordée au "Figaro".

Quand Amanda Lear investit un plateau de télé, ou de radio, ou une scène, l'artiste - dont on ne connaît toujours pas l'âge exact - est toujours pimpante. Brushing impeccable, lunettes colorées et teintées, maquillage de rigueur et parfois même de sacrés décolletés. Mais quand elle retombe dans la vie quotidienne, les habits de lumière ne sont plus d'actualité et le naturel reprend ses droits. Celle qui sort son 20e album studio dans quelques jours n'aime alors pas être approchée et gare à celle ou celui qui oserait lui demander une photo, le refus serait catégorique. Pour preuve, l'anecdote racontée par Amanda Lear dans son interview accordée au Figaro le 2 octobre 2021.


"L'autre fois, j'achète des croquettes pour mes chats. Une femme voulait faire un selfie avec moi. Je refuse, je ne suis pas maquillée, je suis moche. Elle me répond : 'Moi aussi'. Et moi de lui rétorquer : 'Oui, mais vous vous avez l'habitude'", relate Amanda Lear avec tout le franc-parler qu'on lui connaît et qui plaît tant au public.

Plus sérieusement, celle que l'on retrouve sur les planches du théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris, dans la pièce Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? fait une grande distinction entre sa vie d'artiste et sa vie privée, qu'elle veut justement garder privée. "Je pars du principe que, quand j'arrive chez moi, que je ne suis pas maquillée, je m'accepte et tout va très bien. Le public voudrait pénétrer chez vous, mais non, c'est ma vie privée, défend-t-elle auprès du Figaro. Je fais mon métier du mieux que je peux, je lui donne ce qu'il veut, du glamour, mais je joue un rôle. Je ne cherche pas à passer dans l'histoire, à marquer mon époque, je m'en fous."


Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire si vous croisez l'ex-compagne de David Bowie en train de faire des emplettes, ignorez-là et ne lui demander surtout pas de photo !


La suite au Figaro ....

Direct Link "" Le Figaro "" Click


Amanda Lear explique pourquoi elle a failli être expulsée du territoire français !

 Samedi 2 octobre 2021, Amanda Lear est l'invitée d'Eric Dussart et Jade dans On refait la télé sur RTL. L'animatrice a notamment expliqué qu'elle a failli être expulsée du territoire français.


Peu importe l’âge qu’on lui donne sa nationalité, Amanda Lear reste une icône intemporelle qui a marqué de nombreuses émissions de télé françaises ou encore italiennes. Épicurienne avertie et assumée, celle qui fut notamment la muse de Salvador Dali sait jouir de tous les plaisirs que peut lui offrir la vie. Un personnage haut en couleur qui a toujours fait le bonheur des divertissements du PAF. Et pourtant, au micro de RTL, dans On refait la télé, présenté par Eric Dussart et Jade, elle a expliqué que la France a bien failli lui claquer la porte au nez.


Amanda Lear explique en effet que suite au Brexit, un titre de séjour lui a été demandé. Car celle qui a défilé pour le dernier show de Jean-Paul Gaultier confie qu’elle n’a jamais eu la nationalité française. "Étant de nationalité britannique, quand j’ai épousé un Français, je n’ai pas jugé nécessaire de me convertir, disons, parce que de toute façon on vivait en France, il y avait le marché commun, l’Union européenne…", indique-t-elle tout en avouant que selon elle le Brexit a été "une catastrophe pour tout le monde".

Amanda Lear au bord de l’expulsion


"On s’en foutait. Personne n’avait besoin de passeport pour aller en Angleterre, en Espagne ou en Italie. Et puis, du jour au lendemain, les Anglais ont dit : 'Non, nous, c’est fini.' En France, il y a des milliers de braves Anglais qui sont installés là depuis des années, qui payent des impôts, qui ont une résidence et qui, brusquement, ont besoin d’un permis de séjour. C’est insensé !", a déploré l’ancienne animatrice de la RAI 1. Elle précise donc qu’elle a dû faire une demande de titre de séjour pour pouvoir continuer à rester en France. Un épisode rocambolesque dont elle se serait bien passée. Au sujet du Brexit et de Boris Johnson, elle rajoute : "Il est en train de couler l’Angleterre. Là, ils n’ont plus d’essence, c’est dramatique."

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David Bowie, Salvador Dalí, le théâtre et la célébrité… Les confidences d'Amanda Lear

 Sur la scène du théâtre de la Porte Saint-Martin, Amanda Lear se glisse dans la robe fourreau de Joan Crawford, face à Michel Fau en Bette Davis. Un rôle qui semble avoir été écrit pour elle. Avant la représentation, Pierrick Geais l’a rencontrée dans sa loge, pour quelques confidences.

PAR PIERRICK GEAIS FOR VANITY FAIR . . .



Elle avait juré de ne plus jamais remonter sur les planches. Puis Michel Fau est venu sonner à sa porte avec un étonnant projet : rejouer la pétaradante rivalité des stars hollywoodiennes Bette Davis et Joan Crawford, partenaires à l’écran dans le mythique Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? (1962). « Au départ, il voulait que l’on fasse une pièce de Tennessee Williams. Puis je l’ai recroisé en juillet au festival d’Avignon, et il m’a fait cette proposition. On a monté cette pièce en seulement un mois. Croyez-moi : Michel Fau est génial, mais aussi complètement cinglé », plaisante d’emblée Amanda Lear, quand je la retrouve dans sa loge du théâtre de la Porte Saint-Martin. Avant de signer pour cette folle aventure, elle avait tout de même tenu à imposer ses conditions : ne pas jouer plus de trois soirs par semaine, ne faire que vingt représentations, et surtout, rester assise tout du long. Mais finalement, à chaque lever de rideau, Amanda Lear danse, chante, dévale des escaliers…On ne peut pas dire que son rôle soit de tout repos. « Plus les répétitions passaient, plus Michel Fau ajoutait des séquences, plus il me demandait de faire des choses en plus. » Le metteur en scène et acteur – c’est d’ailleurs lui qui interprète Bette Davis – a fini par l’embarquer dans son univers, plein de fantaisie et d’outrance. Michel Fau, connu pour son goût du travestissement, a une définition toute personnelle du théâtre, qui doit être, selon lui, baroque, excessif et kitch à l’excès. « Et je m'aperçois que le public adore ça : il rit dès les premières minutes », s'enthousiasme Amanda Lear, qui était plutôt habituée à l’académisme du théâtre de boulevard. D’ailleurs, elle ne s’en cache pas : elle aussi s’amuse beaucoup avec cette pièce.

 « J’ai eu des aventures avec tous les plus beaux hommes du monde »


Sa robe fourreau à paillettes l’attend sur un portant. Dans quelques heures, elle devra la revêtir à nouveau, tout comme cette épaisse perruque brune, qu’elle n’aime pas vraiment, car elle cache sa chevelure blonde. Sur le miroir de sa coiffeuse sont accrochées des photos en noir et blanc. On y reconnaît Joan Crawford, prise sous tous les profils, sous toutes les coutures. « Avec ses gros sourcils et sa bouche rectangulaire, elle s’était caricaturée elle-même. Je trouve ça très moche, mais bon, tous les soirs, je suis obligée de me maquiller comme ça. » Michel Fau lui avait bien proposé le rôle de Bette Davis, mais le langage de charretier de cette dernière ne convenait pas à Amanda Lear. Malgré ses sourcils proéminents, Joan Crawford lui semblait bien plus glamour. « Elle est folle, c’est très jouissif à jouer », admet-elle, avant de me donner une autre explication : « Enfant, quand je regardais la Blanche-Neige de Disney, j’adorais la méchante reine. Plus tard, j’ai appris que les traits de ce personnage avaient été inspirés par ceux de Joan Crawford. Alors, que je l’incarne un jour, ça devait forcément arriver. »

Amanda Lear dans la peau de Joan Crawford, cela sonne en effet comme une évidence. Les deux femmes partagent ce même goût de la formule et de la réplique piquante, n’ont jamais peur de dire ce qu’elles pensent, que ça plaise ou non. Un autre point commun ? Leur tableau de chasse amoureux, particulièrement impressionnant. « Joan avait couché avec tout-Hollywood, même avec le réalisateur de Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?, Robert Aldrich. Mais elle n’aimait pas vraiment les hommes, elle faisait ça par ambition », me précise Amanda Lear. Puis sur le ton de la confidence, elle reprend : « Moi, c’est vrai que j’ai eu des aventures avec tous les plus beaux hommes du monde : des mannequins, des acteurs, des chanteurs… mais même des plombiers, j’ai eu beaucoup de chance ! », lâche-t-elle dans un éclat de rire.


De la chance, le mot revient souvent dans notre conversation. C’est d’ailleurs sur ce point que la comédienne se sent le plus éloignée de son personnage : si Joan Crawford était dévorée par l’ambition, Amanda Lear, elle, s’est toujours laissé porter par le hasard.

« Votre carrière s’est donc construite par le seul hasard, jamais sans calcul ?

- Oui, je me rends compte que je manque totalement d’ambition. Je n’ai jamais rêvé de grands rôles ou de récompenses. Beaucoup de réalisateurs et de metteurs en scène sont venus me chercher, mais j’ai souvent refusé. »


Amanda Lear croit surtout aux rencontres. Nombreuses sont celles qui ont jalonné son existence : David Bowie, avec lequel elle a vécu une relation passionnée, ou encore Salvador Dalí, son pygmalion, pour ne citer qu’eux. « D’ailleurs, en sortant d’ici, je vais peut-être croiser Woody Allen, à la terrasse d’un café, qui me proposera un rôle », plaisante-t-elle. Elle avoue avoir été gâtée par la vie. Sans langue de bois, elle se réjouit d’avoir vendu des millions de disques « sans jamais avoir appris à chanter », ou de remplir des théâtres « sans jamais avoir mis les pieds au cours Florent ».

Un verre de vodka 

Aussi, contrairement à Joan Crawford, Amanda Lear n’a pas peur de ne plus exister, de disparaître médiatiquement. De son plein gré, elle s’est même exilée à Saint-Rémy-de-Provence, où elle vit désormais entourée de ses chats et de ses pinceaux. Elle peut passer des journées entières à peindre dans le silence. L’agitation parisienne ne lui manque pas, pas plus que les soirées et les galas. « On ne m’invite plus aux premières depuis longtemps, car on sait que je n’y vais jamais. » Récemment, elle a d’ailleurs refusé une proposition d’Alessandro Michele, directeur artistique de la maison Gucci, qui voulait qu’elle soit l’égérie d’un nouveau sac. Le shooting devait absolument se dérouler à Los Angeles, mais Amanda Lear n’avait aucune envie de sauter dans un avion pour un voyage express. Faye Dunaway l’a finalement remplacée.

On l’aura donc compris, Amanda Lear ne court plus après la gloire. « Je me moque de tout ça, mon chéri », répète-t-elle à plusieurs reprises. Malgré tout, la solitude des différents confinements a nourri chez elle l’envie de se lancer dans de nouveaux projets. Elle sort bientôt un album, Tubéreuse, du nom de cette fleur vénéneuse, sa préférée, dont Salvador Dalí lui envoyait des centaines de bouquets. Loin du disco qui a fait son succès, la « Queen of Chinatown » s’y dévoile toute en mélancolie. Et puis, il y a aussi cette pièce, Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?, pour laquelle elle est acclamée chaque soir. Au moment du salut, alors que les applaudissements ne faiblissent pas, Amanda Lear, main sur le cœur, se montre tout de même émue.

« Je dis toujours merci pour tout ce qui m’a été donné.

- Mais vous remerciez qui ?

- La destinée, la chance, le bon dieu… Certes, j’ai aussi vécu des tragédies et des souffrances. Mais dans la vie, il faut toujours voir le côté positif. Je dis souvent, si le verre est à moitié plein, c’est qu’il reste encore pas mal de place pour ajouter de la vodka. »


Une réplique que n’aurait pas reniée la véritable Joan Crawford.

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dimanche 26 septembre 2021

Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford, pour Amanda Lear au Théâtre de la Porte St Martin

Amanda Lear au top pour cette nouvelle version de QU’EST-IL ARRIVE à BETTE DAVIS & JOAN CRAWFORD, actuellement et pour quelques semaines au Théâtre de la Porte St Martin.

Photo : ©Christophe_Martin 

Ce n’est pas un nouveau spectacle, il avait été créé en 2008 au Théâtre des Bouffes Parisiens, dans une mise en scène de Didier Long. Il avait aussi été représenté au Théâtre du Chêne noir.

Photo : ©Christophe_Martin 

Pour cette nouvelle série de représentations, c’est Michel Fau qui assure la mise en scène, et qui se travestit en Bette Davis.



C’est la confrontation de deux monstres sacrés du cinéma qui se retrouvent devant la caméra de Robert Aldrich alors qu’elles sont au générique du son film : Qu’est-il arrivé à Baby Jane?. Ce film a permis à Bette Davis de remporter un Oscar parmi les 4 remportés par le film. Certes ces dialogues ne sont qu’une vision de l’auteur, et seraient en fait très loin de la réalité. L’affrontement de ces deux comédiennes qui jouent deux sœurs est un monument. Et, il faut bien l’avouer, c’est la merveilleuse Amanda Lear qui tire le mieux son épingle du jeu. Elle n’a pas besoin d’en rajouter pour qu’on croie en elle. Elle resplendit dès qu’elle arrive sur la scène, et on finit par n’avoir d’yeux que pour elle. Pour notre plus grand bonheur, elle va chanter ( en direct) une chanson peu avant la fin du spectacle.


Photo : ©Christophe_Martin 

On est pourtant assez loin de ses grands succès  comiques, au Théâtre :Panique au Ministère de Jean Franco et Guillaume Mélanie en 2009/2010,  puis Lady Oscar de Guillaume Mélanie en 2011/2012 dans ce même théâtre de la porte St Martin) , Divina de Jean Robert Charrier ( qui possède le théâtre de La Porte St Martin), et enfin La Candidate, du même duo Jean Franco et Guillaume Mélanie et 2016/2017. Je n’ai personnellement qu’un souhait: qu’Amanda revienne une fois encore sur sa décision d’arrêter de se produire sur les planches, et qu’elle accepte ou demande au duo Franco/Mélanie d’écrire à nouveau pour elle.

Photo : ©Christophe_Martin 

C’est dans cet espoir que vous pouvez aller l’applaudir les dimanche, lundi et mardi à 20.00 à La Porte St Martin., et ce jusqu’au 24 Octobre.

Photo : ©Christophe_Martin 

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous allons bientôt pouvoir découvrir un nouvel album en CD  d’Amanda Lear, dont la parution est prévue le 22 Octobre, et qui aura pour titre : TUBEROSE


Représentations à 20h00, durée du spectacle : environ 1h15


DIRECT LINK ...On Sort Ou Pas by Guy Courtheoux on 22 septembre 2021

Photo : ©Christophe_Martin 

Michel Fau et Amanda Lear sur les planches en monstres sacrés d’Hollywood

 Aux cotés d’une Amanda Lear à contre-emploi, prête à assumer jusqu'au bout le rôle de la comédienne déchue, Michel Fau se travestit en Bette Davis pour incarner dans une mise en scène burlesque une histoire d’inimitié entre deux grandes actrices d’Hollywood.


C’est l’histoire d’une amitié ratée entre deux monstres sacrés du cinéma américain de l’âge d’or d’Hollywood. Au début des années 1960, Bette Davis et Joan Crawford, les deux grandes actrices de la décennie écoulée, jadis au sommet, se trouvent alors au creux de la vague : l’une en est réduite à passer des petites annonces pour trouver des rôles quand l’autre est ruinée, en dépit de son mariage avec l’héritier Pepsi. Un projet commun va les relancer : Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? (1963). Un film qui raconte précisément la rivalité entre deux sœurs, anciennes actrices, que la célébrité a détruites : l’une est infirme tandis que l’autre, alcoolique et folle, semble coincée pour toujours dans le rôle de Baby Jane, l'enfant-star qui l'a fait connaître.


Entre les deux actrices, la cohabitation de deux égos démesurés est difficile et le tournage vire rapidement au pugilat. Détruit par la critique, le film cartonnera malgré tout au box-office. De cette histoire de rivalité féminine hors-norme, le scénariste-réalisateur américain Ryan Murphy (American Horror Story) avait déjà tiré Feud, fabuleuse description psychologique des ressorts d’Hollywood, de la misogynie et des relations entre femmes avec Susan Sarandon dans le rôle de Bette Davis et Jessica Lange dans celui de Joan Crawford. Loin du drame psychologique de Ryan Murphy, Michel Fau fait le pari de la farce et introduit du boulevard dans cette histoire d’inimitié féminine, via cette adaptation qu'il met lui-même en scène au théâtre de la Porte Saint-Martin.

DRÔLE DE RIVALITÉ

Dans cette création, l’acteur retrouve son goût prononcé pour le travestissement et le kitsch assumé et apparaît sous les traits d'une Bette Davis elle-même déguisée en Baby Jane, terrifiante avec son maquillage blafard et cauchemardesque et ses tresses blondes de femme-enfant. Amanda Lear, plus habituée des personnages de bourgeoises évaporées, endosse ici un rôle à contre-emploi mais qui lui sied à merveille, pour lequel elle n'hésite pas à s'avilir : celle de l’actrice déchue et amère, partie de rien et qui fait face désormais à sa déchéance et sa peur de vieillir, maintenant qu'elle doit céder la place.

Les deux femmes ne sauraient être plus différentes. Guindée, séductrice, Joan Crawford, ex- « chorus girl », a d'abord connu la misère avant de devenir une comédienne reconnue – et riche. Face à elle, Bette Davis, avec son physique ingrat, incarne l’actrice totale, au caractère entier, entièrement dévolue à son art : celle qui fume clope sur clope, picole, parle et jure comme un charretier et n’hésite pas à traiter de « lopettes » les metteurs en scène qui lui déplaisent.

Assez vite, derrière l’hypocrisie de façade – on est à Hollywood, officiellement tout le monde s'adore – les insultes fusent, sous les rires du public : « has been », « grosse pécore du Texas ». Certaines se font plus subtiles, plus acides : « Votre fille est charmante, tout le portrait de son père. » Comme une métaphore de leur inimitié, de leur complicité manquée, Michel Fau et Amanda Lea ne s’adressent presque jamais directement la parole et se parlent chacun d’un bout à l’autre de la scène, depuis leurs loges, derrière un cadre de tableau, seulement à travers des lettres.

FARCE ET TRAGIQUE

Dans ces missives lues à voix haute – elles sont destinées au public, Bette et Joan sont après tout toujours en représentation – les deux actrices se plaignent sans cesse de l’une et de l’autre auprès du réalisateur. Pauvre Robert Aldrich qui tente de monter un film avec toute la bonne volonté du monde... Joan Crawford et Bette Davis ne sortent donc que très rarement – c’est le cas de le dire – « du cadre », de leur loge, de leur univers. Elles ne sont pourtant pas si différentes, pourraient même s'apprécier mais, et c'est le drame, leurs personnalités affirmées les tiendront toujours à distance.

Michel Fau et Amanda Lear s’en donnent à cœur joie dans la bouffonnerie. Mais derrière la farce pointe le pathétique : le comique ne toucherait pas aussi juste s’il ne recélait pas une pointe de tragique. Amanda Lear en Joan Crawford ne nous épargne rien de la déchéance physique de l’actrice, qui pleure sur sa gloire passée et craint plus que tout la vieillesse et le déclin. De son côté, Bette Davis/ Michel Fau n’est qu’une boule de rancœur et de colère accumulées, contre les hommes, contre Hollywood, contre la façon dont le système la traite. Lorsqu’elle finit par apprendre la mort de sa vieille rivale, derrière l’apparente bravade (« Ira-t-elle en Enfer ? »), la mélancolie perce l'espace d'un instant sous la carapace. Comme la preuve que sous la bouffonnerie, le drame n’est jamais bien loin.

Michel Fau et Amanda Lear : Harpies de choc à la Porte Saint-Martin . . .

 Attention, les harpies sont de sortie ! Maître de l’extravagance, Michel Fau se transforme en Bette Davis et mène la vie dure à Amanda Lear, délicieuse en Joan Crawford. Au Théâtre de la Porte Saint-Martin, le duo enflamme la scène et se chamaille avec délectation. On adhère !



Les crêpages de chignon possèdent toujours ce je ne sais quoi de piquant et d’addictif. Quand les noms d’oiseaux volent au-dessus de nos têtes, les oreilles se tendent et on se demande jusqu’où le conflit va aller. Ici, deux egos surdimensionnés s’affrontent : d’un côté, Bette Davis dont la notoriété s’essouffle et d’un autre côté, Joan Crawford, affolée par le déclin de sa jeunesse. Deux femmes au tournant de leur vie, en perte de vitesse, sont ainsi réunies à l’affiche de Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? dans l’espoir de reconquérir leur public.


Michel Fau et Amanda Lear, quelle affiche ! Les deux font décidément la paire. C’est un réel plaisir de les entendre s’échanger des mots fleuris. Michel Fau, odieuse, jure comme un charretier avec délectation tandis qu’Amanda Lear se la joue vamp condescendante. Leurs mimiques, leurs intonations, leurs excès galvanisent la foule. Une complicité évidente se dégage de nos deux vipères qui se ressemblent finalement bien plus qu’elles ne s’opposent. Ce dont elles se rendront compte lors d’un épilogue touchant.


Dans le bel écrin bicolore de Citronnelle Dufay, Michel Fau s’emploie à faire fuser les répliques, très enlevées. Le metteur en scène souligne le tempérament volcanique de ces deux actrices, leur répartie tout en dévoilant leur part de vulnérabilité. L’éclairage sculpté de Joël Fabing apporte une touche de glamour hollywoodienne.