samedi 25 mars 2017

La petite histoire d'Amanda Lear sur la libido de Donald Trump

Interviewée par Vogue Paris, la muse de Salvador Dali a comme lâché une minibombe concernant la libido du président américain, Donald Trump.

Lien Direct " Le Figaro Madame " Par Nathalie Bhoyrub




Deuxième volet (de trop ?) dans la saga sur la vie sexuelle de Donald Trump. Après avoir appris, via une source indiscrète interrogée par US Weekly, que le nouveau couple présidentiel faisait «chambre à part», voilà qu'Amanda Lear met un peu de piment dans la vie intime de Donald, dans l'édition d'avril du magazine Vogue Paris.

"Il mettait mon premier CD..."

Cela commençait pourtant très correctement, Amanda Lear exposant les défauts et les qualités de M. Trump : «Il me fait rire. Il est grossier, mal élevé, on peut lui reprocher tout un tas de choses, mais il est intelligent : pour réussir à ce point dans le business, il faut l’être.»

Sauf que. Jadis BFF d'Ivana Trump, l'icône française des années 1970 a pensé à deux, trois anecdotes à raconter. Par exemple : «Ivana voulait que j’expose mes tableaux chez Donald en Floride, à Mar-a-Lago. J’ai dit : "Je ne vais pas exposer chez ce plouc". Je regrette maintenant».



Et enfin : «L’autre chose amusante que m’a confiée Ivana, c’est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu’il voulait faire l’amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me… Ça l’excitait. Il ne pouvait tirer Ivana qu’en écoutant Amanda !», a-t-elle lâché, sans filtre. «Learique», oui

Amanda Lear, aphrodisiaque de Donald Trump : 
              " Il tirait Ivana en m'écoutant "




Amanda Lear est réputée pour ses répliques mordantes, sans langue de bois. Interviewée dans l'édition d'avril du magazine Vogue Paris, l'iconique vedette n'a donc pas fait exception à la règle en évoquant Donald Trump.

Interrogée sur le nouveau président des États-Unis, celle qui a fêté ses 40 de carrière en octobre dernier n'a pas mâché ses mots, soulignant néanmoins la réussite incontestable de l'homme politique dans le monde des affaires. "Il me fait rire. Il est grossier, mal élevé, on peut lui reprocher tout un tas de choses, mais il est intelligent : pour réussir à ce point dans le business, il faut l'être", a-t-elle assuré.


Si elle n'a jamais rencontré le chef d'État américain, Amanda Lear affirme toutefois qu'elle "a bien connu Ivana, son ex-femme". Les deux femmes, qui ont à peu près le même âge, se sont rencontrées il y a plusieurs années, lorsque la seconde était encore mariée à Donald Trump. "À l'époque, elle voulait que j'expose mes tableaux chez Donald en Floride, à Mar-a-Lago. Et moi j'ai dit : 'Je ne vais pas exposer chez ce plouc.' Maintenant, je regrette", a-t-elle ajouté

.Pour finir, l'interprète de l'album Let Me Entertain You a dévoilé une autre anecdote au sujet des Trump, bien plus croustillante celle-là. "L'autre chose amusante que m'a confiée Ivana, c'est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu'il voulait faire l'amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me... Ça l'excitait. Il ne pouvait tirer Ivana qu'en écoutant Amanda !" Même les personnages les plus controversés savent faire preuve de bon goût en matière de musique...

Direct Lien Pure People

« Ça l’ex­ci­tait »

Donald Trump : il ne pouvait faire l'amour à son ex qu'en écou­tant Amanda Lear



La voix d’Amanda Lear, la potion exci­tante de Donald Trump ? C’est ce qu’a­vance l’ex-reine du disco qui vient de révé­ler que le nouveau président des Etats Unis adorait faire l’amour avec son ex-femme Ivana sur un de ses CD.

La langue de bois, une pratique que ne connaît pas du tout Amanda Lear. Lorsqu’il est ques­tion de balan­cer de bon vieux dossier, l’ex-muse de Salva­tor Dali ne prend jamais de pincettes. 

Dernière preuve en date : son entre­tien accordé à nos confrères du Vogue français. Inter­ro­gée sur l’ar­ri­vée de Donald Trump à la Maison Blanche, Amanda Lear a déclaré : « [Donald Trump] me fait rire. Il est gros­sier, mal élevé, on peut lui repro­cher tout un tas de choses, mais il est intel­li­gent : pour réus­sir à ce point dans le busi­ness, il faut l’être. »

N’ayant jamais rencon­tré Donald Trump, Amanda Lear a précisé qu’elle connais­sait – en revanche – l’ex-femme de ce dernier, Ivana. Leur rencontre remonte à plusieurs années, quand la maman d’Ivanka était encore mariée au roi de l’im­mo­bi­lier.
 « A l’époque, [Ivana] voulait que j’ex­pose mes tableaux chez Donald en Floride, à Mar-a-Lago, a ajouté Amanda Lear. Et moi j’ai dit « Je ne vais pas expo­ser chez ce plouc ». Main­te­nant, je regrette. »

Ce « plouc », comme elle le surnom­mait à l’époque, adorait mettre les tubes disco d’Amanda pour avoir des rela­tions intimes avec sa chère et tendre ! 
« L'autre chose amusante que m'a confiée Ivana, s’est délec­tée Amanda, c'est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu'il voulait faire l'amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me… 
Ça l'exci­tait. Il ne pouvait tirer Ivana qu'en écou­tant Amanda ! » Un hobby toujours d’actu avec Mela­nia (quand ils ne font pas lit à part) ?

Direct Lien Voici pour la Rédaction

Les chansons d'Amanda Lear étaient-elles un stimulant sexuel pour Donald Trump ?

Décidément, la vie sexuelle de Donald Trump est pleine de surprises... Après ses pratiques avec des prostituées russes et les lits séparés du couple présidentiel, voici des révélations tout aussi surprenantes.

« Chaque fois qu'il faisait l'amour avec elle, il mettait mon premier CD »


« J’ai bien connu Ivana (femme de Donald Trump de 1977 à 1992), affirme à Vogue la chanteuse française Amanda Lear. La chose amusante qu’elle ma confié, c’est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu’il voulait faire l’amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me. Ça l’excitait. Il ne pouvait tirer Ivana qu’en écoutant Amanda. »

Si même Amanda Lear en sait autant, qu'est ce qu'on ignore encore ?

Si elle qualifie le président des États-Unis de « plouc », Amanda Lear reste admirative de sa réussite. « Il est grossier, mal élevé, on peut lui reprocher tout un tas de choses, mais il est intelligent : pour réussir à ce point dans le business, il faut l’être » estime t-elle.

En plus de chercher à tort et à travers la « taupe » de la Maison-Blanche, Donald Trump va maintenant devoir se méfier de tous les gens qu’il a pu fréquenter au cours de sa longue vie de jet-setteur. Si même Amanda Lear, qui avoue ne jamais l’avoir rencontré, a de telles informations, on n’ose même pas imaginer ce que savent ses proches de l’époque.

Direct lien "" La Depeche.fr ""

Amanda Lear n’a pas sa langue dans sa poche. 
Et elle vient une nouvelle fois de le prouver !



Amanda Lear et la langue de bois, jamais. Dans l’édition du mois d’avril du magazine «Vogue» Paris, la chanteuse et actrice, icône des années 70, a une nouvelle fois frappé. Sa victime cette fois-ci : le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump ! «Il me fait rire. Il est grossier, mal élevé, on peut lui reprocher tout un tas de choses, mais il est intelligent : pour réussir à ce point dans le business, il faut l’être», confie celle qui a fêté en 2016 ses 40 ans de carrière et ses 70 ans.

Sur un air d’Amanda


Mais l’ancienne muse de David Bowie ne s’est pas arrêtée là. Amanda explique qu’elle a bien connu Ivana Trump, l’ex-femme du milliardaire, et que celle-ci s’est confiée. «Elle voulait que j’expose mes tableaux chez Donald en Floride, à Mar-a-Lago. J’ai dit : ‘Je ne vais pas exposer chez ce plouc’. Je regrette maintenant». Cerise sur le gâteau, la vedette explique comment Donald Trump aimait faire l’amour à sa femme… sur un air d’Amanda ! «L’autre chose amusante que m’a confiée Ivana, c’est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu’il voulait faire l’amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me… Ca l’excitait. Il ne pouvait tirer Ivana qu’en écoutant Amanda.» Classe !

Direct lien Paris Match France

vendredi 24 mars 2017

Quand Donald Trump écou­tait Amanda Lear en faisant l’amour ...♥

PETITE ANEC­DOTE COQUINE AUTOUR DU PRÉSIDENT
Direct lien par Martin Choteau pour Gala Magazine



En 40 ans de carrière, Amanda Lear a eu l'occa­sion de croi­ser les person­na­li­tés les plus influentes de son temps, de Salva­dor Dali à David Bowie, en passant par le couple Trump. Pour chacun d'eux, elle garde des souve­nirs, et des petits secrets qu'elle divulgue selon ses envies. Dans un entre­tien à Vogue Paris, l'icône des années 70 a raconté une anec­dote crous­tillante sur la libido du président améri­cain Donald Trump.



Amanda Lear est une icône. Si l'on ignore encore offi­ciel­le­ment son âge, on sait qu'elle a fêté ses quarante ans de carrière l'an dernier. Une telle longé­vité est remarquable, et la chan­teuse et actrice doit cette prouesse à ses rencontres, et sa sympa­thie légen­daire.

Parmi les puis­sants que la blonde a croisé sur son chemin tout au long de sa carrière, on trouve Donald Trump et son ancienne épouse Ivana. Au départ, Amanda Lear révèle d'ailleurs qu'elle ne s'inté­res­sait pas au milliardaire. Elle était en revanche très proche de la mère d'Ivanka. Pour elle, le magnat de l'immo­bi­lier n'était qu'un "plouc", comme elle l'explique à nos confrères de Vogue Paris.


« Elle (Ndlr: Ivana) voulait que j’ex­pose mes tableaux chez Donald en Floride, à Mar-a-Lago. J’ai dit : ‘Je ne vais pas expo­ser chez ce plouc’. Je regrette main­te­nant. » Après avoir vu la rési­dence de Mar a Lago, on la comprend. Y être exposé aurait sans doute été un trem­plin dans sa carrière de peintre, et Amanda Lear aurait pu profi­ter du faste des instal­la­tions.



Avec le recul, Amanda Lear semble égale­ment avoir changé d'avis sur le nouveau loca­taire de la Maison Blanche, et lui dresse même désormais des louanges.

« Il me fait rire. Il est gros­sier, mal élevé, on peut lui repro­cher tout un tas de choses, mais il est intel­li­gent : Pour réus­sir à ce point dans le busi­ness, il faut l’être."

Et elle révèle ensuite une anecdote peut-être responsable de son changement de point de vue. Elle tient cette histoire d'Ivana Trump, et porte sur la libido du milliardaire.

  »L’autre chose amusante que m’a confiée Ivana, c’est que quand elle était avec Donald, chaque fois qu’il voulait faire l’amour avec elle, il mettait mon premier CD, Follow Me… Ca l’ex­ci­tait. Il ne pouvait tirer Ivana qu’en écou­tant Amanda!" 

Cette dernière remarque digne de son émis­sion des Grosses têtes sur RTL corres­pond tout à fait au personnage d'Amanda Lear. Et bizar­re­ment, elle n'étonne pas tant que ça. Loin d'une Amérique réputée puritaine, le président des Etats-Unis a souvent étonné par ses anec­dotes coquines. Il n'a donc rien à craindre de cette révélation, et ne devrait pas crier à la « fake news ».

On ignore en revanche si après toutes ces années, il a changé ses habitudes, ou si Amanda Lear lui sert toujours autant d'aphro­di­siaque. Qui osera lui poser la question ?

Crédits Photo: Zuma Press / Besti­mage


samedi 18 mars 2017

Amanda Lear est assez bluffante en écervelée ... Top La Reine Lear ...

SAINT-ÉTIENNE
   Amanda Lear en tête des suffrages du public


Edouard Collin, Amanda Lear ... Photo Pierre Charmet

Qu’elle joue une icône de la mode ou une directrice de cabinet ministériel, c’est elle qu’on vient voir.


Salle comble, salut final, Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Amanda Lear, 
Marie Parouty, Edouard Collin, Lydie Muller

 Amanda Lear, ex-reine du disco devenue reine du théâtre de boulevard, où elle revient avec La candidate. L’histoire d’une extravagante ministre de la Jeunesse et des Sports qui se lance dans une course à l’élection présidentielle sans idée sans programme. Toute ressemblance avec un candidat serait bien évidemment fortuite. Gainée dans une robe panthère, perchée sur ses talons Louboutin, elle est assez bluffante en écervelée. Emmenant avec elle une joyeuse troupe. On est dans la tradition du boulevard avec des formules qui claquent et des répliques clins d’œil à l’actualité. Peut-être que cette charge contre la politique aurait mérité d’être plus lourde mais on vote pour...




La Candidate était aussi 
de passage à Saint-Etienne

Ce jeudi 16 Mars, Saint-Etienne avait rendez-vous avec la candidate, cette pièce de théâtre « La Candidate » la suite de « Panique au Ministère » ! Cette joyeuse troupe qui a créé l 'evènement il y a 5 ans, emmenée par la folle et sublime Amanda Lear, reprend du service. Et cette fois, c’est dans la course à l’Élysée qu’ils nous embarquent ! En effet, Cécile Bouquigny (Amanda Lear) a pris du grade depuis le premier opus : elle est actuellement Ministre de la Jeunesse et des Sports ! Sur un coup de tête, (et à trois mois de la fin de ses fonctions !) elle décide de se présenter à l’Élection Présidentielle… En faisant valser un équilibre déjà précaire, elle va une fois encore semer la Panique au Ministère…


Distribution : Amanda Lear, Raymond Acquaviva, Marie Parouty, Edouard Collin, Lydie Muller et Camille Hugues.
Mise en scène : Raymond Acquaviva avec la collaboration de Guillaume Mélanie

Auteurs : Jean Franco et Guillaume Mélanie

Lydie Muller 

L’occasion pour moi de recevoir derrière les micros de Loire FM, une des comédiennes, Lydie Muller, passionnée depuis son enfance Lydie est une touche à tout, comédienne de théâtre, de télévision, de cinéma, elle chante également et a réalisée deux courts métrages, et passera au long très prochainement. Elle nous a lancée un défi, elle voudrait le maillot de Dominique Rocheteau dont elle est « follement amoureuse » ….à suivre
A quelques semaines de la « vraie » élection, cette pièce est au cœur de l’actualité, même si les auteurs de cette fiction n’auraient pas imaginés pouvoir aller aussi loin que le scénario de cette présidentielle 2017…

Direct lien de l'article Le Stéphanois

dimanche 12 mars 2017

Amanda Lear a remporté les suffrages du public altiligérien ....

Amanda Lear a remporté les suffrages du public altiligérien ....


Edouard Collin, Amanda Lear 

La Candidate est la suite de "Panique au Ministère!" Huit ans après, Amanda Lear rendosse le rôle de Cécile Bouquigny, qui se lance dans une folle course à l'Élysée. Cécile, personnage principal désormais Ministre de la Jeunesse et des Sports, décide sur un coup de tête de se présenter à l'élection présidentielle française.
Le public de Vals a ri aux éclats...


Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Edouard Collin,
 Amanda Lear,  Marie Parouty,

Avec cette nouvelle pièce, Jean Franco et Guillaume Mélanie signent une comédie sur mesure pour la reine des planches Amanda Lear, qui va prendre sa retraite en mai de cette année pour pouvoir s’adonner à ses passions : la peinture, la récolte de ses olives et la compagnie de ses chats. Ce vendredi soir au Palais des spectacles de Vals, ses partenaires de jeu étaient tous aussi drôles les uns que les autres. Raymond Acquaviva (de la Comédie Française) qui effectue également la mise en scène rythmée, Marie Parouty, Edouard Collin, Lydie Muller et Camille Hugues.
En bref, La Candidate est une pièce de théâtre très divertissante avec un grand nombre de quiproquos, trahisons et coups bas. C’est une heure cinquante de répliques comiques, comme celle de notre postulante qui derrière son pupitre de conférence a déclaré : "J’ai besoin de moi, comptez sur… vous !", ce qui a déclenché un éclat de rire général du public. Une des autres petites phrases de Cécile qui ont marqué la salle : "La présidentielle, c’est comme les soldes ou les cours de Zumba, faut pas arriver dernier !"


Amanda Lear

"Ça ressemblait aux Guignols de l'info"
Sylviane, 57 ans, du Puy-en-Velay ironise à la sortie des artistes avec Edouard Collin, alias Eric  : "Est-ce que la fiction est inspirée de la réalité ou inversement ?! En tout cas, vous êtes tous excellents, merci pour cette soirée de franche rigolade." Avec beaucoup d’engouement Joëlle, 52 ans, de Saint-Paulien confie : "Cela fait du bien de rire comme ça, c’est un spectacle pour tous et Amanda Lear ne m’a pas déçue, bien au contraire !"


Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Amanda Lear, 
Marie Parouty, Edouard Collin, Lydie Muller


Non loin de là, Marie-Line, 43 ans du Puy-en-Velay venue au spectacle avec sa meilleure amie Isabelle, exprime son enthousiasme : "C’était très rigolo, nous nous sommes marrés… du coup, on comprend le succès énorme de cette pièce de théâtre !" Pierre, 31 ans de Brives-Charensac plaisante : "Je déteste la politique, mais ce soir je me suis éclaté, je trouve que ça ressemblait un peu aux Guignols de l’info !"


Camille Hugues, Edouard Collin, Lydie Muller,
 Raymond Acquaviva,Amanda Lear, Marie Parouty

Il ne fait nul doute que par les fous rires et applaudissements de la salle, La Candidate a remporté les suffrages du public altiligérien et a réellement tenu toutes ses promesses de mandat de l’amusement!
R.G.

Direct Lien ZoomDici.Fr

Mise en scène Raymond Acquaviva 
avec la collaboration de Guillaume Mélanie 
Scénographie Pierre-Yves Leprince et Bastien Forestier 
Costumes Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières Philippe Sazerat 

Musiques Patxi Garat et Benjamin Dantes

vendredi 10 mars 2017

Amanda Lear « Ce personnage a contribué à me rendre populaire. Elle fume, boit, tout le contraire de moi ».

Direct lien du Progrès ... Click ......


Amanda Lear: « Sur scène, on n’est pas obsédé par son image » Cinq ans après avoir fait un carton avec Panique au ministère , l’ex-reine du disco renoue avec les planches dans La Candidate. Elle fera campagne, le jeudi 16 mars, à 20 heures, à l’Opéra-théâtre. Rencontre avec une Amanda Lear sans langue de bois.


Edouard Collin, Amanda Lear
Vous incarnez, dans La Candidate, une ministre de la Jeunesse et des sports qui se présente à l’élection présidentielle ? Vous êtes-vous inspirée d’une ministre pour ce personnage ? « À l’époque où j’ai commencé à jouer la pièce au théâtre de la Michodière, à Paris, je regardais beaucoup Hillary Clinton. J’ai coupé mes cheveux au carré. J’ai remarqué, qu’en politique, les femmes portent des petits tailleurs stricts, n’ont pas de boucles aux oreilles et souvent, elles jettent un foulard sur l’épaule pour féminiser leur look. Elles croient que pour être crédibles, elles doivent se masculiniser. Mon personnage n’y connaît rien en politique. Ce qui l’intéresse, ce sont les belles robes, les bijoux, être sponsorisée par les émirs du Qatar. Cette femme n’a pas de programme. Plus elle enchaîne les maladresses et plus elle séduit l’électorat. C’est un peu Donald Trump qui, à la fin, est élu. »



Raymond Acquaviva, Edouard Collin, Amanda Lear 
Peut-on voir La Candidate comme une charge contre la politique traditionnelle ? « Oui, c’est une charge contre ce milieu plein de magouilles, d’hypocrisie. »


Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Amanda Lear, Marie Parouty, 
    Edouard Collin, Lydie Muller 
Quel est pour vous l’exemple de la femme en politique ? « Au temps de Mitterrand, Édith Cresson. Aujourd’hui, Christiane Taubira. Elle était pleine d’idées, dégageait une sympathie extraordinaire, elle n’a pas été au bout de ce qu’elle aurait pu faire. À l’étranger, je suis séduite par une Angela Merkel. On se moque de ses tailleurs mais elle maintient son pays. C’est l’une des femmes les plus influentes au monde. » Nous sommes à quelques semaines de la présidentielle. Cette campagne vous fait-elle pleurer ? Rire ? « Au moment où je vous parle, je suis à Bordeaux. Alain Juppé vient d’annoncer qu’il ne sera pas le plan B. Dans cette campagne, il y a tous les jours des coups de tonnerre et pas d’annonce. »


Amanda Lear, Marie Parouty, 
    Edouard Collin, Lydie Muller 
Vous allez voter ? « Non, dans la pièce, je dis la politique c’est un peu comme l’émission The Voice , c’est le plus sympathique qui gagnera. » Vous vous êtes lancée avec succès dans le théâtre de boulevard. Est-ce que ça vous a donné une certaine crédibilité pour pouvoir prétendre à d’autres rôles ? « Je voudrais bien. J’ai prouvé que je remplissais les théâtres. J’ai aujourd’hui des propositions intéressantes. Michel Fau ou Éric Assous veulent travailler avec moi. Ça me fait plaisir qu’on pense à moi. »


Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Amanda Lear, Marie Parouty, 
    
Et le milieu du cinéma, pense-t-il à vous ? « Je tourne beaucoup en Italie. En, France, les rôles qui seraient pour moi, on les file à Arielle Dombasle. Le jour où Woody Allen m’appellera, je serais ravie. Je crois beaucoup au destin. Il y a quelqu’un qui tire les ficelles. Il suffit d’attendre. »


Marie Parouty, Amanda Lear, Edouard Collin, Raymond Acquaviva, 
Camille Hugues, Lydie Muller 
Vous avez dit que le théâtre vous avait donné une assurance. On a du mal à croire que vous n’en aviez pas… « Des grandes timides comme moi sont mortes de peur sur scène. Mais c’est là où on se regarde le moins le nombril. Contrairement à la télé, on n’est pas obsédé par son image. On n’a pas de micro, on est mal éclairé, tout ça donne une certaine assurance. Je me sens bien dans ma peau. Dans les asiles, on leur fait jouer la comédie pour qu’ils expriment leurs traumatismes. Le théâtre est un exutoire. »


Camille Hugues, Raymond Acquaviva, Amanda Lear, Marie Parouty, 
    Edouard Collin, Lydie Muller 
Vous avez annoncé vouloir vous retirer de la scène. Vous y songez vraiment ? « J’ai quarante ans de carrière, je n’ai jamais connu de traversées du désert. J’ai travaillé en Allemagne, en Italie, en France, je ne me suis jamais arrêtée. J’aimerais bien profiter de la vie, faire le tour du monde, apprendre à cuisiner des tartes, mener une vie normale, quitte à faire un come-back comme Aznavour. »

mercredi 8 mars 2017

Tout le monde échangerait volontiers sa vie contre celle d'Amanda Lear

Après l'entretien en Italien, le même en Français !
Direct Lien de l'article

Last one ... Only for Me ! Thank's Dear Amanda

        
Kraftwerk ont écrit une chanson sur elle, Bowie en était amoureux, le disco lui doit ses morceaux les moins débiles, Roxy Music leur meilleure pochette d'album... Faut-il vraiment continuer ?






Notre collègue italien Demented Burrocacao a passé plusieurs heures avec la reine du disco, la muse de Salvador Dali, la panthère blonde de la télé italienne, bref, celle qui ne nécessite plus aucune introduction. Andiamo !


March 8 ! Woman's Day !

Noisey : Alors, Amanda…
Amanda Lear : Bonjour !

Bonjour ! C'est un plaisir de te rencontrer, je suis un très grand fan. Tu es quelqu'un d'exceptionnel, une icône.
Non, les icônes, on les trouve au cimetière !




Je veux dire… Tu es un symbole d'éclectisme, sous toutes ses formes.
Je vois ça comme une qualité, mais les gens ont du mal à te mettre dans une case, à te coller une étiquette … Qu'est ce que tu es ? Une chanteuse, une actrice, une peintre ? Je suis éclectique, je fais de tout. Jean Cocteau le faisait aussi, mais on disait de lui que c'était un génie [Rires]. On dirait qu'on a pas le droit de faire des choses différentes : on doit être comme ci, ou comme ça. Et c'est la même chose dans la musique : si tu fais du disco, alors tu ne dois pas faire de RnB. Mais pourquoi on devrait absolument s'enfermer dans un seul genre ?




Peut-être parce que les personnalités déconcertantes, comme la tienne, posent problème à l'industrie.
Ah oui, pour eux c'est plus difficile. Mais moi, je m'ennuie. Un des points les plus importants de ma personnalité, c'est que je m'ennuie très vite. Par conséquent, si je dois faire la même chose pendant plus d'une ou deux semaines, je me dis : « Encore ? Fait chier ! » [Rires] Et comme je m'ennuie rapidement, j'ai toujours l'impression d'ennuyer les gens. Donc, je le dis : s'ils me voient encore faire la même chose, le même genre de musique, avec le même comportement et la même coiffure, ils vont se dire « Ohlala, encore elle, mais on en a marre ! » Et donc, pour ne pas lasser mon public, je m'attache à me renouveler régulièrement, à changer de direction, à surprendre.




Selon toi, le fait de surprendre est également passé par tes fréquentations ? Je pense à toutes ces personnalités qui se sont finalement bien accordées avec la tienne, mais qui, à première vue, semblaient venir d'univers inconciliables avec le tien.
Oui, mais il faut être capable de s'adapter aux changements, un peu comme un caméléon, sinon tout devient très sclérosé, c'est toujours pareil.




C'est quelque chose qui est finalement en accord avec ton génie, puisque ton nom est régulièrement associé à tes histoires avec Bowie, avec Dali …
Et oui ! L'amie de Bowie, la muse de Salvador Dali, lancée par Berlusconi, reine du disco et … Tomorrow … Tomorrow … [Elle chante]. Les gens me voient dans la rue et me disent « Amanda Lear ! Tomorrow ! ». Mais comment est-ce possible que trente ans après … Ça veut dire que cette facette de mon personnage a eu un tel impact qu'elle est restée fixée dans la tête des gens. C'est étrange. Salvador Dali me disait toujours : quand tu rencontres quelqu'un, tu dois lui donner un grand coup dans les tibias. Ça fait horriblement mal, et il s'en rappellera toute sa vie. Au contraire, si tu es mignonne et que tu te contentes d'un beau sourire, tout le monde va t'oublier. C'est une façon de dire qu'il faut marquer les esprits, provoquer, créer le scandale, pour être sûr que les gens se rappellent de toi.




Tu as eu un rôle fondamental dans l'évolution du modèle de la femme, tu as amené l'aspect provocateur.
A la base, j'habitais en Angleterre, et à l'époque, la mode pour les chanteuses était celle de filles comme Olivia Newton John : des petites blondes mignonnes… Je me suis donc dit : je ne veux surtout pas être ce genre de chanteuse. Je voulais chanter entièrement couverte de noir, avec une image de méchante, des chaînes… Et je me suis retrouvé sur la pochette d'un album de Roxy Music comme ça, toute vêtue de noir, avec des talons-aiguilles énormes, et une panthère noire tenue en laisse… C'était l'image d'une femme nouvelle.


C'est toi qui as imaginé cette pochette ?
C'était une idée conjointe de Brian Ferry, avec qui j'étais à l'époque, de moi, et du photographe Karl Stoecker. Cette image de femme plus méchante, plus agressive, a beaucoup plu, et j'ai contribué à lancer des filles à l'esprit plus rock, comme Chrissie Hynde, Siouxsie, Suzi Quatro… Avant moi, personne d'autre ne l'avait fait.

Quand je suis arrivée en Italie, je me suis aperçue qu'à la télévision, la vedette était l'homme, et on lui collait toujours une ou deux jolies filles qui roulaient des hanches… Le genre de fille que j'étais, en comparaison, faisait un peu peur. Rends-toi compte, toutes les maisons de disques à qui j'envoyais des démos me répondaient : « Mais pourquoi être aussi agressive ? Tu fais peur ! » Elles en étaient toutes persuadées. Les seuls à s'être réveillés sont les Allemands, parce que l'Allemand a toujours aimé les femmes du style Marlene Dietrich, c'est-à-dire la grande blonde qui fume dans un cabaret de Berlin, la voie rugueuse, un peu femme fatale. Et les Allemands m'ont dit : on aime votre image, mais on est en 1978, ce qui marche en ce moment, c'est La Fièvre du samedi soir, mademoiselle, vous devez faire du disco.




Il y avait un lien entre disco et érotisme… Et ta présumée ambiguïté sexuelle a beaucoup fait parler...
Oui, et c'est à ce moment là que j'ai établi ma tragédie [Rires]. L'idée de ne pas donner d'indications précises au sujet de ma sexualité vient de Dali, un truc surréaliste. Mais pour revenir au disco, comme je voulais absolument signer en maison de disques, j'ai accepté. J'ai signé un contrat de sept ans, en leur disant « n'oubliez pas que je veux faire du rock'n roll ! » … et eux « non, pas tout de suite, on en reparlera plus tard ». J'aimais Elvis Presley, j'aimais le ta-rara-ta-ra de Bo Diddley… Mais non, je devais faire du disco, remuer les hanches, être sexy. Ils voulaient faire de moi la Grace Jones blanche.




Vous apparteniez à la même époque.
Oui, mais on était surtout rivales. Il y avait Thelma Houston, Abba, Boney M… Et moi je me suis retrouvée à faire du disco, ce qui n'était pas vraiment, bon… Pas de la grande musique [Rires]. Mais bon, tu sais, les Allemands aimaient ce genre de choses. Tout le mouvement disco est né à Munich, avec Moroder.




Et Geoff Bastow, qui a travaillé avec toi par la suite.
Oui. Je le trouvais lourd, mais étant donné que j'avais signé ce contrat, je devais le faire. Le seul vrai problème de la musique disco était les paroles, qui étaient vraiment ridicules. Ils prennent un mot et ils le répètent pendant dix minutes, genre « I Love To Love You Baby », et Donna Summer qui crie la même chose pendant vingt minutes. En somme, les textes ne me plaisaient pas. Et donc, comme je suis auteur, je leur ai dit : je vais essayer d'écrire des paroles intéressantes. Ça a été une erreur, parce que personne n'écoutait les paroles de ce genre de musique ! Rien à faire !

A propos de ton rôle d'auteur : comment définis-tu les thématiques de tes morceaux ?
Le titre du premier album vient du fait que David Bowie était tombé amoureux de ma photo… mais pas de moi.




Comment est-ce possible ?
Eh bien il a vu ma photo sur le disque de Roxy Music, et il a dit « cette fille me plaît, je dois absolument la rencontrer ». Il était amoureux d'une photo ! Pas de moi. Donc quand j'ai fait on premier album, je l'ai appelé I Am a Photograph : je suis juste une photo sur un morceau de papier glacé, refaite et retouchée.




Une auto-critique, en somme.
C'était une réflexion sur mon passé, et sur la frustration d'être top-model. Être mannequin est une chose terrible. Tu ne peux pas ouvrir la bouche, tu dois rester silencieuse, sourire, montrer tes dents, être parfaite, lever le menton… et dès que tu ouvres la bouche : « NON ! Chut ! Tais-toi ! » Au bout d'un moment, tu te poses la question : qui-suis-je ? Suis-je juste une image, une apparence ? Mais moi aussi j'ai des choses à dire ! Et ça me faisait vraiment beaucoup souffrir.

Quand j'ai enfin commencé à chanter, j'étais contente de pouvoir m'exprimer. Laissons de côté tout le reste, la pop, le disco, toutes ces choses : tout va bien, je dois m'exprimer. Sauf que j'ai mis des mots sur un genre de musique qui servait uniquement à danser. Personne n'écoutait ce que j'avais à dire. C'est le genre de musique que tu écoutes dans un ascenseur, mais personne ne s'assied avec un whisky en se disant « écoutons un peu ce que cette fille a à dire ».




Mais tu te rends compte que les choses ont changé ? Je pense qu'aujourd'hui, l'intérêt porté aux textes de ces chansons est beaucoup plus important qu'à l'époque.
C'est parce qu'ils sont vieux ! [Rires] Ne me fais pas dire ce genre de choses, parce qu'après je ne peux plus mettre les pieds en discothèque.



Effectivement, le disco des années 70 est devenu une vraie musique de connaisseurs, une fois sortie de son contexte initial.
A l'époque, j'essayais certainement de raconter quelque chose. Mon premier disque racontait la dure vie d'une modèle photo et ses illusions sur le métier. Pour le deuxième en revanche, voyant le succès que j'avais avec cette étiquette allemande, je me suis souvenue de la célèbre histoire –très allemande- de Faust. Il vend son âme au diable en échange du succès, de la gloire et de l'immortalité, et j'ai imaginé que c'était un peu mon histoire –j'ai donc raconté la vie d'une fille qui vend son âme au diable pour devenir célèbre. Sweet Revenge, la douce vengeance, je me vengerai de tous parce que je serai riche et célèbre.




Le single de départ était « Follow Me », sur lequel mon producteur Anthony Moon m'avait fait chanter le plus bas possible. Je me rappelle que David Bowie m'avait payé des cours de chant chez une certaine Florence Norberg à Londres, qui me poussait justement à trouver la bonne tessiture : « fais des vocalises, monte, la-la-la, plus haut ! Plus haut ! » Et quand j'arrive en studio à Munich, Anthony me dit : « mais qu'est ce que c'est que ça ? » Je réponds que c'est ce qu'on m'a appris, il me fait « je ne veux pas cette voix, baisse la tonalité … encore plus bas ! » Et c'est ainsi qu'à 4 heures du matin, après avoir fumé un paquet de cigarettes et avoir bu une bouteille de whisky, je me suis retrouvée avec cette voix d'outre-tombe, soit exactement ce que les Allemands voulaient.




Donc, l'idée vient d'Anthony Moon ?
Oui, c'est lui qui a fait « Follow Me » et mes cinq premiers disques.




Cinq albums qui fonctionnent parfaitement.
C'est simple, je vais t'expliquer : je ne m'attendais pas du tout à avoir du succès, et il est quand même arrivé. La maison de disques a donc voulu continuer –on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai ? Étant donné le succès du premier, on m'a demandé de refaire le même disque une deuxième fois. Et je m'interrogeais : jusqu'à quand devrai-je continuer à faire encore et encore les mêmes disques de disco, tous exactement pareils

Et la séparation est arrivée peu après, c'est ça ?
Un jour, j'ai rencontré les Kraftwerk, et avec eux, plein d'autres gens qui faisaient une musique électronique très différente de cette disco traditionnelle. J'ai donc dit à la maison de disques que je voulais travailler avec ces gens là, parce que c'était une opportunité pour progresser, et je voulais la fructifier.

Kraftwerk t'avaient proposé de collaborer avec eux ?
Oui, ils avaient écrit une chanson sur moi, qui s'appelait « The Model » [Elle la chantonne]



C'est fou ! Je ne savais pas qu'elle parlait de toi !
Yes ! [Rires] Mais la maison de disques m'a dit « non, tu ne dois absolument pas changer ! » Alors je me suis lassée de jouer la reine du disco, et j'ai résilié mon contrat. Il me restait deux ans à faire, donc il y a eu une plainte, un procès, une situation compliquée qui a duré pas mal de temps, pendant laquelle je me retrouvais sans maison de disques. Ça n'a pas été facile, mais je devais absolument me libérer de mon image de chanteuse de disco.




Pourtant, tes deux albums plus orientés new wave/rock sont sortis à cette époque, non ?
Oui, on a ensuite changé de maison de disques, et je suis arrivée en Italie.

Incognito, par exemple, n'a jamais été réédité. C'est pour cette raison ?
Certains morceaux ne sont même jamais sortis. Par exemple, j'avais fait des sessions avec le producteur de Frankie Goes To Hollywood, Trevor Horn.




Oh !
Je suis allée à Londres, dans son studio… ça me fait rire d'y repenser, parce que lorsque je suis entrée j'ai dit « mais où sont les instruments ?! » Il m'a répondu : « mais quels instruments, je ne travaille pas avec des instruments ! » Il avait seulement des synthétiseurs, un échantillonneur Fairlight, et d'autres machines. Il m'a fait chanter et m'a renvoyé chez moi, je me suis dit « mais vraiment, celui-là »… Et lui : « Non, non, ta voix, je l'ai, c'est bon ! » Il l'avait dans sa voicebox, il pouvait la modifier comme il voulait, retoucher n'importe quoi… bref, tout était électronique.

D'un côté, j'aimais ça, mais d'un autre… ça ne me plaisait pas [Rires]. Mais on a quand même fini par enregistrer un titre ensemble, que la maison de disques, naturellement, a refusé. Je leur ai dit : « mais c'est Trevor Horn ! » Rien n'y a fait, ce qui a été douloureux pour moi, parce que je n'arrivais pas à faire vraiment ce que je voulais.




Et qui a conservé cette démo ?
J'imagine que Trevor Horn doit l'avoir. Il y a aussi une démo avec David Bowie, qui s'appelait très sobrement « Star », et qui, elle aussi, n'est jamais sortie.




Et cette chanson, tu l'as quelque part ?
Moi je n'ai absolument rien, pas même un de mes disques [Rires]

Revenons à la rupture de ton contrat avec Ariola.
Je suis donc arrivée en Italie, et j'ai changé de maison de disques. J'ai fait d'autres choses, un album avec des Américains qui s'appelait Secret Passion.



J'aime beaucoup cet album.
Ensuite, ils m'ont proposé cet album qui s'appelait Tam Tam. C'était l'époque de Berlusconi, et moi j'étais la grande star du samedi soir, une période pleine de nouveautés pour la télé italienne, très dynamique, avec beaucoup de strass et de paillettes… et même le premier sein nu de l'histoire de la télévision italienne. Beaucoup, beaucoup de changements. J'ai donc eu l'opportunité de faire de belles vidéos, et on a fait Tam Tam… qui n'a plu à personne.




C'est toi qui as choisi de travaillé avec le compositeur Roberto Cacciapaglia sur ce disque ?
Absolument ! Tu sais, pour moi l'Italie a toujours été le pays de la musique, sans l'ombre d'un doute. J'ai rencontré du monde, comme par exemple Toto Cutugno, qui me disait : « Amanda, je vais t'écrire une chanson qui va émouvoir tout le monde, mais laisse tomber la danse et les paillettes, il ne faut que toi, avec une paire de jeans, et juste ta voix. » Il a fallu un peu de temps pour le faire… Une trentaine d'années [Rires].




Il y a quelques années, j'ai retrouvé ce producteur à Paris, qui m'a demandé ce que je voulais réellement faire. Moi, je veux chanter : j'ai une voix qui s'est peut-être améliorée avec le théâtre, parce que j'en fait depuis sept ans, et la voix est un muscle. Tous les soirs, je fais travailler cette voix sans micro, ils doivent pouvoir m'entendre jusqu'au troisième balcon, ils ont payé 12 euros, ils ont le droit de m'entendre ! MA VOIX S'EST RENFORCÉE [Elle crie]. Et donc, peut-être que je peux chanter un peu mieux.

On a donc pris un orchestre avec une vingtaine de musiciens, et pour la première dois je suis entré dans un studio d'enregistrement et j'ai vu des mecs avec le nœud papillon, des violons, des violoncelles, des harpes, un pianoforte, et moi : « Hé, la madonna ! » [Rires]. Je n'avais jamais vu un orchestre classique comme ça, qui m'attendait moi. Et puis, face à eux, tu ne peux pas t'amuser ou dire « c'est bon, les gars, on recommence, je me suis loupée ». Non, ta chanson, tu la fais du début à la fin, tu dois la chanter en entier. Pour moi, ça a donc été une expérience nouvelle, qui m'a tellement plu que je suis tombée amoureuse du violon. Je voudrais passer le reste de ma vie avec des violons qui me suivent quand je marche dans la rue [Rires]. Ça a été un tournant, je dois dire, et j'ai enfin découvert que je pouvais chanter autre chose.



En effet, sur ton dernier album ta voix prend des tonalités plus hautes.
Oui, dans Let Me Entertain You, l'idée était de faire un spectacle. Comme tous mes fans me demandaient quand allais-je revenir sur le devant de la scène, et que je répondais à chaque fois « mais, je suis au théâtre ! » … je me suis dit : bon, si c'est comme ça je vais faire un concert dans un théâtre. Il y aura un mec au début qui dira « Mesdames et Messieurs, voici pour vous, Amanda Lear ! » Et peut être que je chanterai quelques vieux morceaux, parce que je dois bien ça à mes fans, avec un passage sur le disco, qui a fait partie de ma vie, et pour finir je proposerai de nouveaux morceaux…




Tu as dit que Madonna avait copié tes pommettes. C'est vrai ?
[Rires] Oui ! Elle les a carrément achetés ! Tu sais, Madonna est très forte, parce qu'elle arrive à piocher des idées ou des détails à droite, à gauche, et à en faire un spectacle. Ce n'est pas vraiment une chanteuse, mais elle fait vraiment de superbes spectacles.




Si on applique cette distinction, tu te considères plutôt comme une chanteuse ?
Non, le truc c'est qu'une vraie chanteuse est une fille qui se tient devant son micro, bien habillée, qui chante. C'est tout. Mina, Ornella Vanono. Même Lady Gaga pourrait être une excellente chanteuse, mais une fille qui arrive avec un ventilateur et les cheveux qui volent ne peut pas chanter une chanson. Tu imagines Mina avec un ventilateur derrière elle ? Ce n'est pas possible. C'est donc un tout autre genre de spectacle, qui, à titre personnel, ne m'intéresse plus du tout.



Grâce à tes fréquentations, tu as aussi affiné ton talent pour interviewer tes collègues. Aujourd'hui, c'est moi qui suis en train de t'interviewer, mais pendant longtemps, tu as été de l'autre côté de la barrière.
Oui, mon ironie plaisait à la télé. J'adore rire, je ne peux pas concevoir la vie sans de grands éclats de rire, c'est le minimum pour la santé. Par conséquent, étant donné qu'ils avaient vu chez moi cette qualité, et ma capacité à parler de nombreuses langues (allemand, anglais, français, italien, espagnol), ils m'ont demandé d'interviewer, je ne sais pas, Tina Turner, Charles Aznavour… je suis passée à la Rai, et on a trouvée cette idée, « Cocktail d'Amour ». Le concept était de retrouver des vieilles stars et de voir ce qu'elles étaient devenues. C'était des gens qu'on ne voyait plus à la télévision depuis longtemps, je me rappelle par exemple quand j'ai interviewé Loredana Bertè et qu'elle est arrivée avec les cheveux bleus.

Je me rappelle d'une magnifique interview avec Franco Battiato.
Oui, je suis allée chez lui, en Sicile.

Vous avez parlé de drogue, vous disiez qu'à l'époque on se droguait pour stimuler et amplifier la conscience, à la différence de ce qu'il se passe aujourd'hui.
On se droguait pour l'art. On disait que le fait de prendre des acides, du LSD, ce genre de choses, stimulait la créativité, parce que ça te procurait des visions.




Tu en as pris ?
Mais oui, comme tout le monde ! Je veux dire, à Londres, quand tu refusais de fumer un joint, on te regardait mal. Je suis de cette génération ! Alors, il fallait absolument essayer ça, et ça, j'arrivais à peine des États-Unis … « essaye cette pilule, tu verras, c'est une merveille ». On pensait que ça faisait de nous de grands créatifs.

Puis Salvador Dali m'a dit que ces choses n'existaient pas. Lui ne se droguait pas, il buvait juste de l'eau minérale et il me disait : « regarde, je bois cette eau, et j'ai les mêmes visions. Tu veux voir des arcs-en-ciel ? Bois de l'eau, il y aura des arcs-en-ciel partout. Tu veux voir des éléphants qui volent ? Une source d'eau minérale, et tu en verras autant que tu veux » [rires]. En somme, il m'a appris qu'il n'y avait pas besoin d'un truc chimique pour stimuler la créativité.




Je me souviens de ce T-shirt que tu portais, avec une citation de Dali : « I don't do drugs, I am drugs ».
Oui, c'est une citation de lui. Il a tout fait pour que j'arrête la drogue. Comme j'avais des problèmes au niveau des yeux, il m'a emmené à Barcelone, chez un grand spécialiste, qui m'a dit : « si vous continuez à vous droguer, vous allez finir aveugle ». J'avais des scintillements, comme des battements devant les yeux, et j'ai donc arrêté de prendre des drogues. Ça n'a pas été compliqué, il suffit de le vouloir.






Qu'est ce que tu penses de l'usage de la drogue qu'ont les jeunes d'aujourd'hui ?
Selon moi, les jeunes d'aujourd'hui ont le rapport inverse à la drogue. Comme ils sont malheureux, au chômage ou… je ne sais pas, leur vie est moche, ils se droguent en pensant que leur situation s'améliorera. La drogue n'a jamais rien résolu. A la fin, quand tu termines ton trip, tu te retrouves exactement comme au début : malheureux, et au chômage.

Mais Dali me disait un truc amusant : quand on fait la fête, il faut du champagne pour tout le monde ! Mais il ne faut pas en boire tous les matins parce que tu déprimes… Tu fais la fête parce que tout va bien dans ta vie, et c'est pour cette raison que tu bois du champagne. La drogue doit se consommer dans ce sens : il disait que ça avait du sens de se droguer pour faire la fête, mais seulement quand tout va bien dans ta vie.




As-tu été une drogue pour Dali ?
Disons que cette histoire de muse est une chose assez bizarre. Le fait de rester auprès de l'artiste, et de stimuler son inventivité pourrait être considéré comme une drogue. Certains artistes disent qu'ils ne sont pas capables de peindre ou de créer s'ils n'ont pas une certaine personne auprès d'eux. Finalement, c'est vrai qu'ils finissent par te sucer ton énergie, un peu comme les vampires. J'ai fait beaucoup de choses pour Dali, j'ai dessiné un jeu de cartes complet pour un film, une fois. Le producteur de James Bond est arrivé, et a demandé à Dali de lui faire un jeu de tarot. Dali n'avait pas la moindre idée de ce qu'était le tarot, et m'a donc chargé de m'en occuper. Je me suis assise dans un coin, et j'ai dessiné toutes les cartes, avec l'empereur, la roue de la fortune… Dali est arrivé, a collé trois papillons dessus, et a signé Dali. Je lui ai dit « c'est une arnaque, ce truc ! », et lui « mais non … » [Rires].




Tu peins encore ?
Oui ! J'ai fait les Beaux Arts hein. Tu sais, quand j'ai rencontré Dali, je voulais devenir artiste peintre. Lui, il ne me plaisait pas du tout, je préférais Picasso [Rires]. Je ne connaissais pas la peinture de Dali, ça ne m'intéressait pas. Mais un soir, on me l'a présenté, j'étais encore mannequin, toute maquillée, avec un côté vamp, des faux cils, une silhouette grande et maigre. Pour lui faire comprendre immédiatement que je n'étais pas juste une top model, je lui ai dit : « je fais les Beaux Arts, moi aussi je suis artiste peintre. En fait, nous sommes collègues ! » Il m'a très mal regardé et m'a répondu « Mademoiselle, les femmes ne savent pas peindre. Ne me parlez pas de votre peinture, elle n'existe pas. Vous n'êtes pas l'une de mes collègues ! »




Il était un peu macho, sur ce type de sujet.
Un peu ? [Rires]. Le macho espagnol absolu ! Je lui ai dit que les femmes peintres avaient toujours existé, il m'a répondu que non. J'ai cité Frida Khalo, Dora Maar… Il m'a dit « Non, non, non, la femme peintre fait juste des fleurs et des enfants qui pleurent. Aucune femme n'a jamais peint la chapelle Sixtine ». Et moi : « évidemment, on les laissait en cuisine ! » J'ai fait une reprise de « Macho Man » sur mon dernier album, mais ça n'a rien à voir, c'est parce que j'ai été fiancée à Randy Jones, le cowboy des Village People...

...Attends, il n'était pas gay ? !
Mais arrête ! Disons simplement que c'était un homme moderne …

Incroyable. On dit que c'est grâce à ton aura sexuelle que tu as réussi à franchir le rideau de fer.
Au début, en Russie, tout était prohibé, mes disques arrivaient du marché noir en Inde. Par conséquent, Amanda Lear représentait un mythe érotique pour les Russes, un peu comme Marilyn Monroe, parce qu'ils ne l'avaient jamais vu. Ils m'appelaient continuellement pour me faire venir en Russie, mais ils voulaient me payer en roubles, et moi je voulais des dollars. Ils me proposaient aussi des fourrures horribles, des peaux vieillies, et je leur répondais toujours « non, je viendrai quand vous aurez des dollars ».

Et tu n'es donc jamais allée en Russie ?
Après, si, ils ont fini par sortir les dollars ! Je suis allée trois ou quatre fois à Moscou, à Saint Petersbourg. Là bas, c'est toujours un succès, parce qu'ils mettent sur pied des shows grandioses. Je me rappelle que la dernière fois, à Moscou, j'avais demandé des danseurs, parce que la première fois j'avais ramené les miens, et qu'il y en avait deux de couleur… Et comme les Russes sont souvent racistes, mes deux danseurs n'ont pas voulu y retourner. Alors, ils m'ont trouvé cinq danseurs classiques du Bolshoi, vraiment excellents. De nombreux Italiens étaient d'ailleurs venus assister à la représentation : Riccardo Fogli, Toto Cutugno… Ils étaient tous là.



Tu n'as jamais eu de problèmes avec la censure ?
Disons qu'au début, c'était un peu choquant, mais ils se sont ouverts. La provocation est une constante de ma carrière, je me rappelle par exemple quand j'ai fait l'émission Stryx… Les Italiens disaient que c'était une provocation terrible. Avec moi, il y avait Patty Pravo et Grace Jones. Je me rappelle qu'à un moment donné, pendant que je chantais, il y avait derrière moi des figurantes seins nus ; à l'époque, c'était quelque chose de très audacieux pour la Rai. Et l'une des figurantes était Barbara D'Urso !

Ces choses me semblent normales, ce n'est pas de la provocation, mais je comprends que pour certaines personnes, tout ce qui est un peu trop nouveau puisse être problématique. A l'époque, c'était ça, la transgression. Maintenant, tout le monde le fait, donc la transgression est représentée par une fille qui va à l'église, se marie et reste fidèle… Quelle transgression !




Le succès, c'est quelque chose que tu as cherché à obtenir ?
Non, jamais. J'ai toujours su que j'aurais un destin différent de celui de ma mère, ou des autres, mais je ne savais pas ce que ça signifiait vraiment. J'aurais pu devenir une grande voleuse, une criminelle, une danseuse-étoile ; je savais juste que j'aurais un grand destin. Je crois plus au destin qu'à l'école ou aux projets… Peut-être qu'en sortant d'ici, je vais croiser Woody Allen, qui va me dire « Amanda, enfin ! Je te cherche depuis toujours ! » Je crois que les choses se passent comme ça, c'est tout. C'est arrivé avec Berlusconi, qui m'a appelé une nuit sans même savoir qui j'étais ; même chose avec David Bowie. Tout est arrivé par hasard, je crois surtout qu'il faut garder l'esprit ouvert pour accepter tout ce qui arrive dans la vie.

Tout est un jeu, c'est amusant, tu ne sais jamais ce qu'il va se passer. Peut-être que je me trompe, j'ai fait des dizaines d'erreurs dans ma vie, mais c'est tellement plus amusant de laisser les choses se faire. Je dis toujours que je suis finie, que je devrais prendre ma retraite, mais mes amis me disent que je m'ennuierais. Je continue donc à me trouver des choses à faire. C'est ce qui est beau dans le fait de vieillir : de nouveaux rôles s'offrent à toi, des choses très intéressantes. On a tendance à penser qu'on perd notre beauté, mais c'est le contraire ! Les rôles de Tennessee Williams, par exemple, ou, dans la musique, les textes merveilleux comme la dernière époque de Nico.

Tu la connaissais ?
Oui, Nico était une grande amie.

Elle aussi t'a piqué des trucs ?
Avec elle, il y avait une certaine ressemblance : les pommettes, les cheveux… Puis elle est devenue rousse. C'est John Cage qui me l'avait présentée, on était dans le même hôtel à Londres. Il faut dire que Wharol les a toutes utilisées, toutes ces prétendues grandes stars qui n'ont duré que les quinze fatidiques minutes d'Andy Wharol.

Je pense qu'on peut s'arrêter là, merci mille fois, Amanda.
Désolé de t'avoir convié dans un endroit aussi bruyant. Mais moi, j'aime le bruit !