vendredi 24 septembre 2021

Amanda Lear : « Je peins aujourd'hui exactement tout ce que détestait Dalí »

 Elle incarne Joan Crawford, face à Michel Fau en Bette Davis, au théâtre de la Porte Saint-Martin. Alors qu'elle sort un nouvel album acoustique, « Tuberose », la star rêve surtout de retourner en Provence, pour peindre et s'occuper de ses oliviers.


Une pièce de théâtre, un nouvel album… vous n'arrêtez jamais ?

En réalité, je ne voulais plus continuer ! J'en avais assez de jouer les sexy rigolotes au boulevard et de chanter du disco. J'étais très bien chez moi, en Provence, à m'occuper de mes oliviers. Mais Michel Fau est venu me chercher. Difficile de dire non à son projet. Dans « Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? » (1) , j'incarne Crawford à la fin de sa vie. La star déchue a perdu sa beauté et est hantée par la mort. Enfin un rôle grave, profond, où je peux être autre qu'une copie de moi-même ! Quant au nouvel album, il est né d'un déclic : la très belle chanson « La Rumeur » écrite par Alexis Michalik m'a donné l'envie d'enregistrer tout un album en français, avec des reprises de Barbara, Bashung, Moustaki (2). Exit le disco, je chante accompagnée d'une guitare et d'un piano.


En sortant de scène, vous êtes plutôt du genre amis-restos ou taxi dodo ?

Je suis d'une discipline prussienne, comme disait Marlene Dietrich. Vous savez, la fête, je connais… Quand je fais du théâtre, je m'y consacre à 100 %. Pas question de me coucher tard. Comme à la longue, le régime « tranche de saumon et au lit », c'est un peu tristounet, j'accepte quelques dîners, mais jamais au-delà de 23 h 30. Je soigne mes réveils le matin, vérifie ma voix. Et j'arrive trois heures en avance à la Porte Saint-Martin, histoire de m'imprégner du théâtre et de ses fantômes.

Aucune récréation alors ?

Comme j'ai du temps devant moi, je m'adonne à quelques occupations distrayantes dans ma loge : déguster du chocolat noir et faire des mots fléchés, ça entretient la mémoire.

Votre principal menu plaisir, n'est-ce pas la peinture ?

Ce n'est pas un menu, mais un grand plaisir. J'ai fait les Beaux-Arts et je voulais être peintre. Salvador Dalí m'en a dissuadée. J'en ai donc fait un hobby. Et je peins aujourd'hui exactement tout ce que détestait Dalí : de grands bouquets de fleurs pleins de couleurs. Avec le ciel de Provence pour horizon et de la musique en fond sonore.

Quel genre de musique écoutez-vous ? Pas du disco ?

J'ai des goûts très éclectiques : la soul période Motown, Wagner, la chanson italienne… A mes débuts de chanteuse, poussée par David Bowie, je voulais faire du rock. Ma maison de disques allemande m'a fait enregistrer du disco. J'ai vendu 25 millions d'albums, j'ai été sacrée Disco Queen… Je ne regrette rien, mais aujourd'hui je préfère définitivement la chanson à texte.

Le lieu pour vous ressourcer, pas de mystère, c'est la Provence…

Quand je suis venu m'installer il y a des années à côté de Saint-Rémy, certains amis m'ont dit : pourquoi tu vas dans ce trou et pas à Saint-Tropez ? Finalement, tout le monde m'a suivie. Chacun vit à l'écart dans de grandes maisons et on ne se voit que lorsqu'on s'invite. Vive la solitude !

Là, tout de suite, qu'est-ce qui vous ferait le plus plaisir ?

Qu'on m'offre un passeport français. Car j'ai un passeport britannique, figurez-vous. Du temps où la Grande-Bretagne faisait partie de l'Europe, ça m'était un peu égal, mais depuis le Brexit… ça me gêne. J'aimerais bien être Française à part entière !

Direct Link from "" Les Echos "" Propos recueillis par Philippe Chevilley....Click !




Michel Fau et Amanda Lear sur scène : Crêpage de chignons féroce et drôle à Hollywood

 Michel Fau et Amanda Lear sur scène : Crêpage de chignons féroce et drôle à Hollywood 



Dans «Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?», actuellement au Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris, les deux comédiens campent les deux stars de cinéma américaines s’écharpant copieusement.


Mais qu’elles sont vilaines et méchantes, ces deux harpies que nous composent avec une délectation visible, et contagieuse, les impayables Michel Fau et Amanda Lear, qui fait son retour au théâtre, actuellement sur la scène de la Porte Saint-Martin. Ils sont côte à côte dans « Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? » de Jean Marboeuf, un face-à-face grinçant et drôle, acidulé, touchant aussi, de deux vieilles pies qui (dé)chantent et persiflent.


Perruque et maquillage outrancier, Michel Fau qui met en scène campe une Bette Davis de mauvais rêve quand Lear prête à Joan Crawford sa silhouette et sa voix reconnaissable entre mille.


Grandes rivales, les deux stars de l’âge d’or de Hollywood se détestaient cordialement. Elles ont néanmoins tourné ensemble dans « Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? » de Robert Aldrich, l’histoire d’un affrontement féroce entre deux sœurs, fidèle reflet à l’écran de l’ambiance exécrable qui a régné sur ce tournage long et pénible, les deux se livrant une âpre bataille pour un oui ou un non…


Langage charretier de Bette Davis contre faux airs altiers de Joan Crawford

Sous la forme d’une correspondance fictive, mais basée sur des faits réels, c’est cet affrontement qu’on nous expose. Des missives truffées de vacheries que les deux s’expédient, ou qu’elles adressent à d’autres, au réalisateur notamment, pris à témoin, sinon en otage, par ses deux actrices ingérables et odieuses. Au langage de charretier de Davis répondent les faux airs altiers de Crawford, deux façades d’un même déclin en coulisses.

Elles sont has been, démodées, et le savent bien. Ce tournage est leur ultime chance d’un retour sur le devant de la scène. Alors elles tiennent, se fardent et s’apprêtent, mais s’écroulent et se décomposent une fois caméra et projecteurs éteints. L’assurance se fissure. En creux se dessine le portrait de la gloire qui s’étiole chez qui a tutoyé les sommets. Comme une drogue, le plus difficile avec la gloire, c’est la descente.

« Bécasse », « Sudiste crasseuse » et autres « connasse », Davis est ordurière, ombrageuse. Dans sa robe blanche et sa perruque blonde, Michel Fau s’en délecte. Evidemment joueur, il est cette fantasque poupée hallucinée et hallucinante. Un bonbon. Amanda Lear en fait moins, plus sobre – malgré la vodka que s’envoie son personnage – et se prête au jeu de la déchéance avec malice. Dans une mise en scène vaporeuse comme un songe, un peu flottante, ces pantins horrifiques amusent et, singulier, ce rendez-vous se savoure comme tel.


Direct link from Le Parisien ...Sylvain Merle Journaliste ...Click !






mercredi 22 septembre 2021

Amanda Lear : ses révélations sur son histoire avec David Bowie

 Dimanche 19 septembre 2021, dans Vivement dimanche, Michel Drucker recevait Amanda Lear. La chanteuse s'est notamment confiée sur sa relation amoureuse avec David Bowie.




Si sa relation passionnée avec Salvador Dali a fait couler beaucoup d'encre, peu savent qu'Amanda Lear a entretenu une liaison amoureuse avec David Bowie. Alors qu'elle est à l'affiche de la pièce Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?, la chanteuse et comédienne a révélé sur le plateau de l'émission de Michel Drucker, Vivement dimanche, dimanche 19 septembre 2021, les coulisses de cette relation d'amour si mystérieuse. Tout a commencé à Londres. Dans les années 1970, Amanda Lear était loin d'imaginer faire carrière dans la musique. Pourtant, une rencontre va faire tout basculer. David Bowie la convainc en effet de s'investir dans la chanson, pour laquelle elle a du talent, à ses yeux. Il lui paie même des cours de chant et de danse. Les deux artistes s'inspirent et se motivent mutuellement"C'est lui le premier qui m'a dit que je devrais chanter. Personne n'y croyait, même pas moi", s'est remémorée la comédienne sur le plateau de France 2.



Pourtant, au début, leur relation n'a pas sonné comme une évidence"Ça ne s'est pas très bien passéIl avait une très mauvaise mine. Il avait la grippe. Il n'avait pas de sourcils." Un rendez-vous loin du romantisme. Mais l'alchimie est tout de même là. "Il avait un œil blessé. Il avait eu un coup à l'école. Donc il avait un œil différent de l'autre. C'est un peu bizarre. [...] Il était fascinant. Physiquement, ce n'est pas ce que je cherchais chez un garçon", a-t-elle admis ajoutant que cette relation était avant tout "intellectuelle".

Amanda Lear et David Bowie : un amour de passage

Après un an passé ensemble, David Bowie et Amanda Lear se sont séparés non pas pour une dispute d'amoureux, mais à cause d'un désaccord professionnel. Alors qu'Amanda Lear avait signé un contrat avec le manager de David Bowie, elle a compris qu'elle ne serait jamais la priorité de l'homme d'affairesElle a donc décidé de faire ses valises"Je suis partie parce qu'il m'avait signé avec son manager et j'attendais qu'on sorte mon premier disque. Et là, son manager m'a dit qu'on allait d'abord se consacrer à David, à sa tournée et à la promotion de son nouveau disque", a expliqué l'artiste, visiblement sans regret.






Le Roi Fau et la Reine Lear à la Porte Saint-Martin

 Michel Fau transforme en noire mascarade la pièce de Jean Marboeuf « Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? ». La joute entre les deux stars d'Hollywood prend un relief singulier, l'acteur-metteur en scène incarnant Bette Davis et Amanda Lear, Joan Crawford. Un spectacle tour à tour drôle et mélancolique qui raconte la solitude et les névroses des actrices et des acteurs....


Photo :  Christophe Martin

Entre un classique sublimé et un boulevard dynamité, Michel Fau a l'habitude de gratifier son public d'un « Otni » (objet théâtral non identifié). Dernier en date, à la Porte Saint-Martin : sa mise en scène baroque de « Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? », une pièce du réalisateur Jean Marboeuf de 2008. Pour incarner les deux stars qui se crêpent le chignon sur le plateau du tournage de « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? » de Robert Aldrich (1961), l'acteur-metteur en scène a opté pour un duo de choc, constitué de lui-même (il est Bette) et d'Amanda Lear (elle est Joan). Deux stars de la scène qui jouent deux stars d'Hollywood, c'est ce qu'on appelle une mise en abîme… Au début, les spectateurs rient aux facéties des deux acteurs grimés, à la fin, ils partagent les émois de Bette et Joan. La transfiguration a bien lieu…


L'apparition de Fau/Davis en vaporeuse petite robe verte avec sa perruque à frange, puis celle de Lear/Crawford en fourreau noir pailleté et perruque brune font leur petit effet. Dans un décor stylisé, où les loges des actrices ressemblent à deux castelets (séparées par un grand escalier olympien), les marionnettes-fantômes d'Hollywood ont tôt fait de nous embarquer dans leur délire. Le texte de Marboeuf, fait de vraies fausses missives et de prises de bec imaginées entre les deux stars, est inégal, mais il offre une bonne matière à l'alchimiste Fau. Au-delà de l'évocation de la jungle d'Hollywood et du statut singulier de l'actrice au siècle dernier (des lustres avant #MeToo), au-delà des anecdotes savoureuses et des dialogues acérés, le metteur en scène orchestre une danse mi-burlesque, mi-funèbre entre deux icônes fêlées.

Photo:  Christophe Martin


La folie narcissique, la peur de vieillir, le rejet et l'oubli qui se profilent entraînent les deux divas dans une fuite en avant : hystérie, déprime, alcoolisme… Le rêve hollywoodien tourne au cauchemar, les rires virent au jaune, puis et au noir, quand Amanda/Joan s'effondre et meurt au pied des marches de l'Olympe, au milieu d'une chanson. Michel Fau fait un sort à la grande mascarade de « l'entertainment », met en relief la névrose de l'acteur qui cherche à exister en étant autre. Pantin mélancolique semblant jailli des enfers, il incarne l'ego monstrueux de Bette Davis jusqu'à l'absurde. Amanda Lear, presque méconnaissable en grande dame brune, confirme ses talents d'actrice, entre séduction, humour vachard, fausse légèreté et vraie tristesse. Le spectacle manque encore un brin de rythme. Quand le duo sera bien rôdé, au maximum de son intensité, « Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? » fera valser les étoiles.


Article publié par Philippe Chevilley pour le journal "" Les Echos "" Click




Amanda Lear à contre-emploi sur les planches ...

Amanda Lear à contre-emploi sur les planches dans "Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford" : "C'est une thérapie pour moi"
Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd’hui, l’actrice et chanteuse Amanda Lear.

Artiste pluridisciplinaire, Amanda Lear est actrice, animatrice de télévision, peintre, mannequin et fut la muse de Salvador Dali dans les années 1960. On compte deux actualités en cette rentrée 2021 pour elle, une pièce de théâtre : Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? au Théâtre de la Porte-Saint-Martin jusqu'au 24 octobre et la sortie d'un nouvel album, le vingtième, Tuberose.

La tuberose n'est pas une maladie, c'est une fleur !

Amanda Lear : Oui, c'est ma fleur préférée. Il a fallu venir me chercher chez moi parce que je ne voulais plus rien faire. J'avais arrêté le théâtre il y a trois ans ainsi que la musique. J'avais eu une belle carrière, vendu plein de disques. J'arrivais à un certain âge et je voulais profiter de ma belle maison, mais brusquement, ils sont venus me chercher.

Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford n'est pas l'adaptation du film de Robert Aldrich en 1962, mais bien de la conversation créée par Jean Marboeuf, entre les deux actrices, deux stars qui se sont opposées. 

C'est bien fait, parce que d'un côté, c'est vrai qu'elles se jalousent, et d'un autre, elles sont toutes les deux pareilles. C'est tellement bien vu cet Hollywood très cruel, qui ne fait pas de cadeaux aux femmes âgées, justement. L'idée de monter sur scène et d'interpréter cette actrice mythique, Joan Crawford, qui ne me ressemble pas du tout d'ailleurs, elle est brune, elle a de gros sourcils, m'a plu.

Chaque soir, dans la pièce, j'essaie de ressembler un petit peu à Joan Crawford. Ce qui me touche chez elle, c'est quand même qu'elle est assez pathétique. C'est un rôle dramatique.

Je n'ai jamais fait que des pièces de boulevard. J'ai toujours fait rire. J'aime bien les vannes. Et là, pour une fois, je ne fais pas pleurer, mais enfin, c'est assez émouvant parce que c'est plus grave que d'habitude. Il y a des grandes tirades sur la vieillesse, les actrices qui tombent dans l'oubli, la peur de vieillir quand on est une star à Hollywood. Donc, pour moi, c'est intéressant de faire ça.

Mourir sur scène, est aussi votre but ?

Alors d'un côté, je me dis que mes fans m'ont vu tellement belle et sexy qu'ils vont être déçus de voir une vieille bonne femme. Donc, je me dis, il vaut mieux que je me cache. Et de l'autre, des gens me disent : "Mais non, arrête, accepte les nouvelles rides et les quelques kilos en plus et puis change de rôle". Je pense d'ailleurs que c'est une thérapie pour moi. Cela me fait beaucoup de bien d'exprimer des émotions. D'ailleurs, il paraît que dans les asiles de fous, on leur fait jouer du théâtre.

Quelles étaient vos premières amours ?

C'était la musique au départ. Personne n'y croyait. Tout le monde a dit : "Avec la voix qu'elle a, elle ne risque pas de vendre un disque". Et puis, quand ils ont vu que j'en avais vendu 25 ou 26 millions, ils se sont dits : "Qu'est-ce qui se passe ? " Il y a deux ans, Alexis Michalik m'a écrit une très jolie chanson en français qui s'appelait La rumeur. C'était une chanson à texte. L'idée est donc partie de là et on s'est dit qu'on allait faire pour la première fois un album en français avec des grands auteurs.

Personne ne s'attendait à me voir interpréter George Moustaki, Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Miossec ou Barbara. C'est un petit peu mélancolique, donc ça m'a permis de montrer que je pouvais faire un peu autre chose avec ‘Tuberose’.

Il y a un garçon qui a cru en vous très vite. Il s'appelait David Bowie. On est en 1975.

Sans lui, je ne serais pas là !

C'est lui qui vous donne cette confiance qui vous manquait pour aller chanter ?

J'ai encore du mal à avoir confiance en moi. J'étais mannequin alors il m'a dragué parce que j'étais mignonne, jolie. Et David Bowie m'a dit : "Tu as une voix... Je te jure, tu devrais chanter !" J'ai dit : "Non, arrête." David Bowie a été le premier à croire en moi. Il m'a payé des cours de chant, de danse et m'a mise sous contrat et briefée pendant deux ans. C'est vrai qu'avec lui, j'étais à une espèce d'école pour devenir star et j'ai beaucoup appris.

David Bowie était un garçon extraordinaire. J'ai toujours été attirée par les hommes, les créateurs qui sont un peu excentriques, comme Salvador Dali, David Bailey. Les gens qui sortent de l'ordinaire m'attirent beaucoup.

Quand on écoute ce vingtième album : Tuberose, il y a beaucoup de vous. On a même l'impression que les textes ont été écrits pour vous, c'est quasiment du sur mesure.

Oui quelques-uns. Il y a un très beau texte de Barbara Le Bel âge. Vous savez, on vous dit : "Faites un effort pour voir le verre à moitié plein." C'est très difficile, je le vois souvent à moitié vide, mais je vois qu'il reste de la place pour mettre de la vodka.

Etes-vous indomptable ?

On dit : "Belle et rebelle"... Non, je me suis laissée dompter quelquefois.

Comment vous définissez-vous ?

Une survivante. J'ai survécu. Je pense à toutes ces années. Quand j'évoque David Bowie, c'est Jurassic Park, on se dit : "Elle a cent ans !" Tous ces gens sont morts, donc, je suis une survivante, mais qui n'a pas du tout la nostalgie. Ce qui m'intéresse, c'est ce que je vais faire demain et qu'elle va être la prochaine pièce. Je suis très curieuse.



mardi 18 août 2020

Chez Amanda Lear à Saint-Rémy-de-Provence

Article from Sylvain Merle for Le Parisien ....Click !

« Chaque fois que je faisais un gala ou un film, je m’achetais un arbre », raconte Amanda Lear, qui boise depuis quatre décennies ce qui est devenu son éden. LP/Olivier Corsan

« Pourquoi voulez-vous me voir? Je n'ai rien à vendre… » nous disait-elle au téléphone. Il a fallu insister pour que la Reine Lear nous accueille dans son refuge provençal qu'elle ne voulait pas montrer. Rendez-vous avait été pris au café. Masque noir sur le visage, lunettes noires, ensemble tout aussi noir, Amanda Lear arrive à pied. Chat échaudé craint l'eau froide. 

 Nous sommes dans le parc régional des Alpilles, près de Saint-Rémy-de-Provence, où vécut Van Gogh. Une région d'adoption depuis quarante ans pour la chanteuse et comédienne, et un pur hasard. « A l'époque, on ne jurait que par Saint-Tropez, raconte-t-elle. J'ai failli y acheter la maison de Brigitte Bardot qui s'était ravisée au dernier moment. » A la suite de cette déconvenue, elle visite le coin dont elle tombe raide. Après une première maison à Saint-Rémy, qu'elle n'a gardée que « deux ou trois ans », elle s'est ancrée au cœur de ce village.

 

Le soleil tape, le mistral bastonne et les cigales tintamarrent alors qu'on la suit dans une petite rue longeant un mur vert de vigne vierge. Une porte de bois en ogive s'ouvre sur son écrin de verdure. « Vous avez votre maillot ? » lance-t-elle en riant. A droite, une piscine, des parasols bleu et rose. « C'est pour les copains, la piscine, précise-t-elle. Je ne suis pas en vacances moi, je vis ici à l'année. » On progresse dans un jardin très arboré. Des orangers, des tilleuls et surtout des oliviers, âgés.


« Chaque fois que je faisais un gala ou un film, je m'achetais un arbre, poursuit-elle. Le grand luxe, c'est d'appeler un pépiniériste pour demander un olivier de 200 ans, rigole-t-elle. Il vient, fait un trou et pan, le soir vous prenez l'apéro sous un olivier bicentenaire. » Près de quatre décennies, donc, qu'elle boise cet éden dont elle récolte les fruits, des olives, principalement. « Je les porte au moulin, à Maussane, où Aznavour allait. Je suis oléicultrice », insiste-t-elle. Quelques bouteilles d'huile par an, « c'est délicieux de savoir qu'elle provient de mon jardin. »
 
Entre deux haies de buis, une allée mène à la terrasse, devant la maison. Haute d'un étage, elle est garnie de volets et portes d'un bleu lavé, en harmonie avec le jaune terre du torchis de la façade. A droite, un caprin en plastique semble surgir d'un fourré. « Un hommage à Fergie, ma chèvre », souffle-t-elle. Colliers de perles au cou, la bête de résine semble garder un petit escalier extérieur qui monte à la chambre de notre hôtesse, la pièce qu'elle préfère.
 
« Il y a un petit côté Roméo et Juliette qui m'a plu, glousse-t-elle. Je peux recevoir un amant sans que la maisonnée n'en sache rien. » On y jette un œil, avec sa bénédiction. Un lit à baldaquin sur lequel s'enroule un lierre factice, une tête de lit en forme de coquille Saint-Jacques. « Dans mon lit, je suis une perle », sourit-elle.
 
« Quand j'ai acheté, c'était le parking du village ici, presque en ruine, j'ai mis un point d'honneur à en faire un petit paradis. » C'était au début des années 1980. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. D'Avignon, tout proche. De la Sorgue, aussi, et ceux de L'Isle, paradis des brocanteurs. Elle y a chiné tous ses meubles. « J'aime que les objets aient des histoires… Vous me voyez chez Ikea ? »




Des murs colorés, des faïences bleu et jaune, un antique chandelier d'église, des lanternes de fer forgé, des paniers au plafond de la cuisine, toute carrelée, des tableaux au mur — on y reviendra — des meubles anciens voire défraîchis, il règne ici une ambiance de bohème provençale. On s'installe sous une tonnelle végétalisée pour une discussion à bâtons rompus, balayant des années de fêtes, de rencontres incroyables, de moments privilégiés avec Dali, dont elle fut la muse, de Bowie, dont elle fut l'amoureuse, d'anecdotes dont elle paraît intarissable.
 
«Je n'ai jamais voulu ce qui m'est arrivé, moi je voulais peindre»
« Quand je dis que j'ai croisé Jimi Hendrix, on me regarde comme si j'étais Jurassic Park. » Elle raconte l'avoir mis à la porte de chez elle, à Londres, parce que sa poule du jour lui avait piqué son peignoir, à elle. Faut pas pousser la tigresse Amanda dans les orties. C'est drôle, foisonnant, piquant. Sur ses meubles trônent des photos d'elle avec les Stones, Elton John, Andy Warhol…

« On dit que je suis une légende, ça veut dire quoi ? fait-elle mine de s'agacer. Que je suis toujours vivante ? Oui. C'est que je suis une survivante, j'ai connu les années 1960, 1970, 1980 et je suis toujours là […] J'ai connu des gens extraordinaires, mais je n'ai jamais voulu ce qui m'est arrivé, moi je voulais peindre. » Aujourd'hui, qui aimerait-elle rencontrer ? « Le pape, je l'aime beaucoup, je lui demanderais de me confesser. » Il y aurait beaucoup à dire ? « Je suppose… Dans ce métier on ne pense qu'à notre nombril, on est des monstres, les gens du showbiz… »
 
On parle aussi de son avenir, dans le showbiz, justement, qu'elle ne planifie pas vraiment. Elle a des projets qui couvent. Avant la crise du Covid, un projet de théâtre était sur les rails, « avec Michel Fau », précise Amanda Lear. Repoussé. Quand la revoit-on sur scène, alors ? « Jamais. Il va falloir me supplier à genoux. » Ce qui la rebute, c'est l'engagement long. Elle partirait bien sur une captation pour la télé, plus confortable. Côté cinéma, elle apparaît dans « Miss », de Ruben Alves, qui sortira à la rentrée. Et puis elle s'attelle à un nouvel album « posthume », s'amuse-t-elle à dire.
 
« Pour la première fois j'ai eu envie de reprendre des classiques français ». Du Charles Trenet, notamment. « On a déjà tourné deux clips et enregistré trois titres, il faut que je fasse attention, j'ai tendance à choisir des chansons un peu tristounettes, sur la nostalgie ». Pas vraiment la retraite annoncée il y a trois ans. « Je suis retraitée active, sourit-elle. Disons que je me fais beaucoup prier, plus vous dites non et plus on vous veut. » Récemment, Marc Almond, du groupe Soft Cell, lui a proposé un duo. « Sympa comme proposition, mais j'ai été regardé sa photo, il a 100 ans le type ! » Elle rit de sa pique.

La peinture est centrale pour Amanda Lear, qui entasse ses toiles chez elle, dont cette femme aux cheveux en fleurs : « Pendant le confinement j’ai peint comme une folle. »/LP/Olivier Corsan 
Son petit miroir à portée de main, elle met régulièrement de l'ordre dans des cheveux que le vent bouscule aussitôt. « Je ne planifie rien, je laisse venir… Peut-être que demain je vais recevoir un appel de Woody Allen, on ne sait pas… Je crois au destin. Ou demain je peux chopper le Covid et mourir. » On la croit, un peu, elle qui entoure constamment son être et sa vie d'un flou, forcément artistique. A commencer par sa date de naissance, jamais la même. Ce qui a pu lui jouer des tours. « Je l'avais mise en code de l'alarme, mais comme j'en change tout le temps, je ne me souvenais plus laquelle j'avais mise, ça sonnait constamment », rit-elle.
 

«J'ai des fleurs plein la tête et pas de regrets»
Répartie, humeur et humour, Amanda Lear est une amuseuse. Mais pas uniquement : « Les gens ne me connaissent pas. Ils m'imaginent toujours sur les red carpets (NDLR : les tapis rouges). J'ai une image publique, alors je donne ce qu'ils demandent, je mets mes paillettes, montre mes guiboles… C'est mon fonds de commerce, mais, je préfère de beaucoup l'Amanda Lear qui est ici, tranquille, qui fait sa cuisine, qui met de l'ail partout, qui peint. »

La peinture, un art central pour elle. Elle était aux Beaux-Arts avant de rencontrer Dali, dont elle n'aimait pas le style, lui préférant Picasso ou les impressionnistes… Van Gogh, aussi, dont elle a encadré des lettres à son frère, Théo, dégotées chez un brocanteur. Son atelier, elle l'a installé à même le salon. D'un côté la télé, de l'autre le chevalet, les tubes de couleur et des toiles, par dizaines, accotées aux murs. « Pendant le confinement j'ai peint comme une folle, c'est ma thérapie », confie-t-elle.
 
« Au début, j'étais plutôt dans les ocres, du vert brûlé, maintenant je peins des couleurs vives, directement du tube, du jaune citron, du bleu électrique. J'aime les couleurs », glisse-t-elle. Parmi les tableaux, des femmes aux cheveux en fleurs. « J'ai des fleurs plein la tête et pas de regrets, surtout pas de regrets. » Des toiles qu'on peut aussi admirer aux murs. Il y a Chaussette, sa chatte borgne représentée sur fond doré avec une collerette en dentelle.
 
«Si on n'est pas optimiste, on ne vit pas vieux»
Un autoportrait, là, datant de 1981. On la voit en reine pourtant une fraise Renaissance, un micro dans la main gauche, une mappemonde sous la droite et ses 33-tours devant elle. Des natures mortes, sur bleu profond. Doudou, le chat siamois disparu. Elle a eu jusqu'à treize chats, beaucoup ne sont plus là. Elle soupçonne un empoisonnement de voisinage… « Si je pouvais vivre de ma peinture, on ne me verrait plus. » Cachée, et heureuse, après avoir été tant exposée… Elle s'est « régalée » pendant le confinement. « J'étais seule, je faisais la lessive, la vaisselle, je suis passée de superstar à femme de ménage, et j'ai adoré. »



Elle se dit « de moins en moins sociale », mais prône le rire comme régime de santé. Seule ? « Je regarde la télé, mes chats me font rire… Je vous avoue que je me force un peu à voir le verre à moitié plein, je suis d'un tempérament plutôt pessimiste et parfois, je m'oblige à me dire : Ça va aller. Si on n'est pas optimiste, on ne vit pas vieux ».
 
La crise l'a amenée à réfléchir « à la vacuité, à l'inutilité de courir après le succès, l'argent ». Reste « qu'une vieille baraque coûte cher ». « Tout mon pognon y passe, mes amis me disent que c'est trop grand, que je devrais vendre. Mais je veux mourir ici, affirme-t-elle. Au pire, je la mettrai en viager. » Veut-elle s'y faire enterrer ? « Non, brûlée, direct ». Et les cendres ? « On les mettra avec celles de la chèvre et de mes trois labradors au fond du jardin. »


Amanda Lear en difficulté financière ? Elle dévoile où passe tout son "pognon"

Muse, chanteuse, comédienne, peintre... Depuis des années, Amanda Lear multiplie les casquettes. Mais la star ne croule pas sous l'argent pour autant. Interrogée par "Le Parisien", depuis sa maison de Provence, elle a fait des confidences. Cash, comme à son habitude.

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Véritable touche-à-tout populaire du show business, Amanda Lear pourrait vivre une retraite dorée après avoir mené une carrière bien remplie. Mais, malheureusement, la star ne peut pas vraiment se permettre d'arrêter de travailler car elle a besoin d'argent. Il faut dire que sa belle demeure lui coûte les yeux de la tête.

Cet été, le journal Le Parisien est allé à la rencontre de personnalités qui acceptent d'ouvrir les portes d'un lieu qu'ils aiment par dessus tout. D'abord réticente car elle n'est pas en promotion et que sa maison a déjà été cambriolée, Amanda Lear a finalement donné son accord pour accueillir le quotidien dans sa demeure près de Saint-Rémy-de-Provence. Un refuge au milieu des fleurs, des arbres et des oliviers - parfois bicentenaires, elle aime s'en offrir régulièrement malgré le coût élevé et produit un peu d'huile d'olive - , ombragé et avec une piscine, idéale pour se rafraîchir par temps de canicule. "C'est pour les copains, la piscine. Je ne suis pas en vacances moi, je vis ici à l'année", précise-t-elle au journal. Elle y a passé un confinement formidable, révélant avoir peint "comme une folle" pendant cette période.

Amanda Lear, qui vit seule avec ses chats depuis qu'elle dit avoir tiré un trait sur l'amour et fermé la boutique de sa vie sexuelle, avait juré prendre sa retraite mais, finalement, elle a encore des projets sous le bras. Une pièce de théâtre avec Michel Fau a été mise de côté par le Covid-19, mais elle prépare un disque de reprises de classiques français et est attendue au cinéma dans le film Miss. Amanda Lear se décrit volontiers comme "une retraitée active" mais pas uniquement pour l'amour du show business... Folle amoureuse de sa maison, où se situait avant "le parking du village", la star a besoin de faire rentrer de l'argent car "une vieille baraque coûte cher". Elle ajoute : "Tout mon pognon y passe, mes amis me disent que c'est trop grand, que je devrais vendre. Mais je veux mourir ici. Au pire, je la mettrai en viager." Si des acheteurs sont intéressés...


Amanda Lear évoque la chambre où elle reçoit ses amants ....

 Installée dans le sud depuis près de quarante ans, Amanda Lear a reçu Le Parisien dans sa maison à Saint-Rémy-de-Provence. L’occasion d’évoquer (avec malice) la chambre où elle reçoit ses amants, la pièce qu’elle préfère.

Article from Sebadelha Julie for Voici




Dans les années 1980, Amanda Lear a acheté une maison dans le sud de la France. À Saint-Rémy-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône exactement. Son coin de paradis. Son élixir de jouvence aussi. « Le soleil, de bons légumes et de l’huile d’olive : c’est mon secret de jouvence », révélait-elle dans une interview accordée au Journal du dimanche (avouant tout de même avoir également cédé aux « petites piquouzes » et aux « nouvelles crèmes de beauté »). Autant d’ingrédients qu’elle peut se procurer facilement en Provence - elle fait même son huile elle-même, avec les olives de son jardin qu’elle récolte et qu’elle porte au moulin. « Je ne pensais jamais vivre en province », confiait-elle également. « Cela m’a permis de devenir une femme mûre, c’est-à-dire comme les fruits du même nom : bonne à consommer ! » Et Amanda Lear n’hésite pas à se faire croquer…


Sa chambre, « la pièce qu’elle préfère »

Amanda Lear a reçu Le Parisien dans sa maison à Saint-Rémy-de-Provence. L’occasion pour elle d’évoquer sa chambre à coucher. Une chambre avec « un lit en baldaquin sur lequel s’enroule un lierre factice, une tête de lit en forme de coquille Saint-Jacques », peut-on lire dans le journal. « Dans mon lit, je suis une perle », plaisante la blonde dont on ne connait pas l’âge exact, malicieuse. Des meubles qu’elle a chinés, évidemment. « J’aime que les objets aient une histoire… vous me voyez chez Ikéa ? », interroge-t-elle. Pour accéder à sa chambre, elle a un escalier extérieur, accessible depuis son jardin. « Il y a un petit côté Roméo et Juliette qui m’a plu », explique-t-elle, avant d’ajouter sans détour : « Je peux recevoir un amant sans que la maisonnée n’en sache rien. » Sa chambre, c’est « la pièce qu’elle préfère », indique le journaliste du Parisien. On ne se demande pas pourquoi…

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dimanche 21 juin 2020

Amanda Lear, artista, cantante, pittrice tra le più note in Italia ...

“IN PASSATO DICEVO 'HO CHIUSO LA 'BOUTIQUE', MA SCHERZAVO. NON È COSÌ” - AMANDA LEAR A ‘UN GIORNO DA PECORA’: “FLIRT? NELLA MIA CASA IN PROVENZA HO 5 STANZE, NON MI SENTO MAI SOLA…” – DALI’? UN MACHO MA SI TRUCCAVA I BAFFI, CON LA MATITA NERA. TANTO CHE QUANDO MI DAVA IL BACIO DELLA BUONANOTTE…" - BORIS JOHNSON? UN CRETINO PATENTATO, TRUMP PREPOTENTE – E SULLA SUA ETA’ RIVELA CHE… 





Amanda Lear, artista, cantante, pittrice tra le più note in Italia ed in Europa, oggi si è raccontata ad Un Giorno da Pecora, la trasmissione di Rai Radio1, che l'ha raggiunta telefonicamente nella sua abitazione in Provenza. “Sono nella mia casa nel sud della Francia, con i miei gatti.

 

Ne ho avuti fino a 13, ho avuto anche qualche capretta, perché amo gli animali”, ha esordito la Lear. 
E' vero che giovedì ha festeggiato il suo compleanno ? 
“No, il mio compleanno è il 18 novembre, compirò 74 anni”. Secondo alcuni lei farebbe gli anni il 18 giugno... “No, assolutamente no”, ha precisato l'artista a Un Giorno da Pecora. 

Come passa la maggior parte del suo tempo a casa ? 
“Io adoro dipingere. In passato dipingevo molti nudi, sia femminili che maschili”.




A proposito di uomini, ultimamente ne sta frequentando qualcuno ? 
“Scherzando in passato dicevo 'ho chiuso la 'boutique', ma non è così. Vi assicuro che anche passati i 60 o i 70 ci sono comunque tanti ragazzi che ti fanno i filo. Una donna ha sempre fascino, anche con l'ironia, la sicurezza e la voglia di vivere si può sedurre, al di là dell'età”.

 
Quand'è stata l'ultima volta che ha avuto un flirt con un uomo ? 
“Diciamo che in questa bella casa che ho in Provenza ho cinque stanze, dunque c'è sempre posto per aver qualche amico che passa a farmi compagnia, non mi sento mai sola”. 

Lei ha avuto una carriera straordinaria: si è mai fatta il conto delle cifre che ha guadagnato ? 
“Ho guadagnato tantissimo. Ma ho anche speso tantissimo: sono una spendacciona. Spendo per tutto, per la casa, per gli animali, per i viaggi, che spesso ho regalato”.

 Qual è il viaggio più costoso che ha regalato ? 
“Una viaggio lunghissimo, in prima classe, dove andammo anche in India.

 Queste cose costano...”

 Lei conobbe molto bene Salvator Dalì. Che tipo era ? 
“Molto passionale, molto spagnolo, ogni domenica andava alla corrida ed era un macho spagnolo tipico, un maschilista. Ma ha avuto una grandissima influenza nella mia vita, siamo stati insieme 16 anni e da lui ho imparato tantissimo, ho imparato come pubblicizzarmi, far parlare di me. Tantissime cose".

Le piacevano i suoi iconici baffi ? 
“Lui si metteva una specie di cera per farli tenere su dritti. E ogni mattina si truccava i baffi, con la matita nera. Tanto che quando mi dava il bacio della buonanotte mi rimaneva il segno sulla fronte”. 

Politicamente lei si sente più di destra o di sinistra ? 
Non faccio politica, ho un passaporto britannico, adoro la regina anche se Boris Johnson è un cretino totale. La regina Elisabetta è meravigliosa, politicamente sono royalista, penso che il meglio per un paese sia aver un re meraviglioso che stia lì fino alla morte, così non c'è bisogno di cambiarlo ogni cinque o sei anni”.

 Donald Trump le piace ? 
“Mi fa un po' paura, cambia idea ogni cinque secondi, non è il mio genere di uomo, prepotente...”



jeudi 18 juin 2020

Amanda Lear: « Salvador Dalì ? Mi mandò da Fellini »

Amanda Lear: «Persi tutto, mio marito e la mia casa. Ma ho saputo ricominciare. 
Salvador Dalì? Mi mandò da Fellini»

Un cameo nella commedia « Si muore solo da vivi » di Alberto Rizzi, dal 18 giugno sulle piattaforme. « Fellini mi faceva abbuffare, con Antonioni si rideva. Ora amo dipingere »

di Stefania Ulivi


 «Capisco bene la voglia di non arrendersi raccontata nel film di Alberto Rizzi. Il protagonista ha perso tutto nel terremoto in Emilia ma non si arrende all’idea che tutto debba finire così. Anche io ho avuto una tragedia terribile nella vita. Ho perso tutto nell’incendio della mia casa, mio marito (Alain-Philippe Malagnac, ndr), i ricordi, i quadri, tutto. Ma devi farti forza e ricominciare, lo so». Amanda Lear è nel cast della commedia Si muore solo da vivi, prodotto da Nicola Fedrigoni e Valentina Zanella, per KPlusFilm distribuito da Fandango, on demand da domani sulle principali piattaforme, con Alessandro Roia e Alessandra Mastronardi.



È un’opera prima, come l’hanno convinta?
«Amo lavorare con i giovani, hanno luce e quando sentono il mio nome non si fermano ai cliché. Accetto volentieri, come ho fatto con «Metti una notte» di Cosimo Messeri. Non si sa mai, forse sono gli Scorsese e Coppola di domani, il talento va incoraggiato».

Lei appare in un cameo, che personaggio è?
«Sono Giusi Ganaglia, una specie di impresaria musicale che se la tira un po’ a cui si rivolge il protagonista, ex leader di una band. Girare in Emilia, a Correggio, è stato bello. Mi hanno raccontato questa storia della saponificatrice, su cui Bolognini girò Gran bollito, non l’avevo mai sentita. La sera in hotel guardavo la saponetta con una certa inquietudine… Scherzo, sono stata benissimo, quando potevo andavo a Bologna a trovare i miei amici. Amo l’Italia. Sarei voluta tornare ora ma con il virus non si può».



Dove ha passato il lockdown?

«In Provenza a casa mia, sono scappata da Parigi all’inizio di marzo. Stranamente dopo tutto questo tempo in campagna quasi quasi non ci torno più. Il lavoro non c’è. E poi, a cosa serve correre come dei matti: sfilate, fashion week, serate? Mi manca il teatro, quello sì e non vedo come potrà veramente ripartire».

Nella sua vita ha vissuto esperienze straordinarie.
«Ho fatto di tutto di più. Se ci ripenso la cosa più sorprendente è il successo con la musica, pezzi come Tomorrow, ho venduto 28 milioni di dischi. Non mi considero grande cantante, lo sono Mina e Ornella Vanoni. Adoro la musica, ho sempre cercato di migliorare. Ora lavoro a un nuovo album, ho registrato tre pezzi, anche uno bellissimo del maestro Riz Ortolani. La mia voce è ancora lì, fare teatro mi aiuta, è un muscolo. Come andare in palestra».



Vita straordinaria e incontri straordinari.

«Fantastici e imprevisti. Chi si aspettava mai di trovare in un locale Salvador Dalì, o che un’amica mi presentasse David Bowie? Creativi, geniali, ho imparato tante cose, liberato la creatività. E ogni incontro ne ha portati altri».

Per esempio?
«Appena conosciuto Dalì, ero una ragazzina, mi disse: “Se vuoi ti mando da Fellini ti farà lavorare”. Salgo su un aereo direzione Roma. Era a Cinecittà, girava forse Satyricon. Mi guarda e dice: “Sei bellissima, a me serve una gigante con tre teste, una nana, non una modella alta, magra e bionda. Torna a trovarmi quando sarai brutta”. Adesso potrei andare ma non c’è più lui. Mi ha portato al ristorante con Giulietta Masina e mi hanno fatto abbuffare di pasta. E poi mi ricordo Bolognini, con cui ho fatto gli spot del Nano ghiacciato e Antonioni che una sera a cena, a dispetto dei suoi film seriosi, mi faceva ridere con le barzellette. Ora mi piacerebbe lavorare con gente come Sorrentino, posso fare la parte di una nonna un po’ pazzesca, una cattiva».



Come passa le giornate?

«Una volta vivevo di notte e la mattina dormivo. Ora mi alzo prestissimo, mi godo il sole, il giardino, cucino, faccio cruciverba, sento gli amici, non posso annoiarmi. E dipingo. È la mia terapia. Quadri con colori accesi, non sarò mai una tipa in bianco e nero, sono sempre la ragazza dei fiori».

Programmi?
«Mi dicono: devi pensare a mettere via soldi per la vecchiaia. Non sarò mai vecchia, perché devo mettere i soldi da parte? Li spendo e si vedrà».