dimanche 27 septembre 2026

Amanda Lear: Que cache son accusation de plagiat de Miley Cyrus . . .

 Amanda Lear: que cache son accusation de plagiat de Miley Cyrus

On ne réinvente pas la roue, c’est certain. Par contre, l’interprète de «The Sphinx» aurait apprécié que Miley Cyrus lui demande avant de se servir.


Amanda Lear, icône disco des années 70, accuse Miley Cyrus d’avoir plagié sa chanson «The Sphinx».


Article écrit par Alexandre Lanz pour 24 H ... Click on the link

«Merci Miley pour cet hommage à ma chanson «The Sphinx», je suis flattée…» c’est en ces termes qu’Amanda Lear rendait à César ce qui lui appartient dans une publication Instagram dimanche 20 septembre. Selon elle, Miley Cyrus l’aurait tout bonnement plagiée avec le titre «Red Lights» sorti deux jours plus tôt sur son album «Bass Persuades». Pour celles et ceux à qui le sarcasme légendaire de l’artiste aurait échappé parmi ses quelque 216’000 followers, elle accompagnait son post du hashtag Copycat, soit copieuse en français. Voilà qui est dit. Avec Amanda, la vengeance est un plat qui se mange froid. Où, en tout cas, le hors-d’œuvre se dénonce tout cru. Et manque de pot pour Miley, «The Sphinx» fait partie des chansons dont Amanda Lear avait écrit les paroles sur une musique d’Anthony Monn. 


Le disco, c’est toute une époque, une esthétique et des sons qu’Amanda Lear a incarnés mieux que personne dans les années 70.

Une telle accusation mérite d’être vérifiée. Casque vissé sur les oreilles, on commence par écouter la chanson figurant sur «Never Trust A Pretty Face», le troisième album d’Amanda Lear paru en 1979. Étonnamment contemporain pour une composition datant d’il y a presque cinquante ans, «The Sphinx» n’est pas sans rappeler l’univers sensuel aux pulsations disco des arrangements de «La vie en rose» reprise par Grace Jones en 1977. Toute une époque. 

Retour en 2026. Dès la première écoute du «Red Lights» de Miley Cyrus, les oreilles ne s’y trompent pas, Amanda Lear dit vrai, la chanson est extrêmement similaire. À l’endroit où elle semblait ironiser comme elle sait si bien le faire, son distributeur semble juger l’incident moins drôle. Contactée en début de semaine par l’agence AFP, Amanda Lear déclarait: «Je n’ai jamais été procédurière, mais ma maison de disques, Universal, et les éditeurs du titre, dont je suis la parolière, veulent la reconnaissance du plagiat.» 

Ce n’est pas la première fois qu’Amanda Lear signale en riant jaune avoir été copiée. Au moment du succès planétaire de l’album «Confessions On A Dancefloor» de Madonna en 2005, elle affirmait très sérieusement sur le plateau de l’émission «On ne peut pas plaire à tout le monde»: «Aujourd’hui, Madonna est obligée de m’imiter et de se coiffer comme je l’étais dans les années 70 pour vendre des disques. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est toute la presse anglo-saxonne! Je trouve ça très flatteur, parce que de toutes les personnes qu’elle aurait pu copier, elle a choisi Amanda Lear.» Si ses propos avaient alors suscité l’hilarité des autres invités, ils démontraient aussi un certain besoin de reconnaissance pour son ancienne carrière de chanteuse. Qui serait-on pour juger cela? 

Devenue au fil des ans une bête à punchlines cinglantes, assurant la bonne humeur et les rires du public partout sur son passage, Amanda Lear a eu la générosité et l’intelligence de l’autodérision. Au creux de la vague en France, celle qui affirmait être très occupée en Italie tenait le même discours inversé là-bas lorsque sa carrière à la télévision italienne battait de l’aile. Nulle part et partout à la fois. Et drôle avec ça. Il est impossible de ne pas aimer Amanda Lear pour ce qu’elle représente. Mais qu’on se le dise, l’icône de mode que le public découvrait en 1973 posant férocement sur la sublime pochette de l’album «For Your Pleasure» de Roxy Music, n’a jamais vraiment été prise au sérieux avec sa musique à elle. 

Avec pas moins de vingt albums studio, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Cool toujours, elle ne s’est jamais vraiment plainte d’être réduite dans les médias au statut de muse de Dalí, puis amante de Bowie. Celle qui rêvait d’apporter de la profondeur dans les textes de ses tubes dans les années 70 aura dû patienter jusqu’en 2021 pour enfin se sentir légitime de sortir un album de chansons à textes. Sur «Tuberose», elle reprend entre autres Dominique A, Miossec, Léo Ferré et Alain Bashung, ainsi que «Le bel âge» de Barbara. En 2026, tandis que Miley Cyrus puise sans demander la permission dans sa discographie, le temps est venu pour l’interprète à la voix suave de «The Sphinx» d’être reconnue pour sa propre mythologie dans la musique disco. 

Amanda Lear sur le plateau de l’émission «Belve» sur Rai 2 en Italie.


mercredi 23 septembre 2026

« Voici la version originale Miley Cyrus » : Amanda Lear accuse la star américaine de plagiat sur son titre The Sphinx

 « Voici la version originale Miley Cyrus » : Amanda Lear accuse la star américaine de plagiat sur son titre The Sphinx . . . ♥

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Tout est parti d’un message posté sur Instagram : « Merci Miley Cyrus d’avoir copié ma chanson. » Il est signé de l’icône du disco Amanda Lear. En cause, la ressemblance troublante entre la chanson « Redlights », extrait du dernier projet de la pop star américaine, et « The Sphinx », titre qu’Amanda Lear avait sorti en 1978. À l’écoute des deux morceaux, difficile de ne pas comprendre ce qui agace la chanteuse. Les deux mélodies paraissent identiques même si le morceau de Miley est plus rapide que celui d’Amanda.





Contactée par Le Parisien, l’ancienne muse de Salvador Dali, mi-amusée, mi-agacée, est revenue dans les moindres détails sur cette affaire. Et rappelant au passage que Miley Cyrus qu’elle « aime beaucoup par ailleurs » n’en serait pas à sa première polémique du genre. « Sur « Flower », on lui avait reproché de s’être totalement inspirée de « I Will Survive » le titre de Gloria Gaynor…

Sur son propre cas, elle est catégorique : « J’ai contacté mon producteur, ma maison de disques, et tous disent que c’est un plagiat total. Ils ont analysé chaque ligne des deux titres avec ChatGPT et c’est incroyable ce qu’on peut faire aujourd’hui avec la technologie. Et en effet, c’est la même mélodie, la même rythmique. Elle a changé les paroles, évidemment, mais c’est indéniable que c’est très inspiré. »

Amanda Lear raconte que ce n’est pas son entourage professionnel qui a repéré la ressemblance en premier, mais son public. « C’est grâce à mes fans qui m’ont contactée. Ils m’ont dit : Amanda, il faut absolument que vous écoutiez ça, c’est une honte. » Elle tempère aussitôt avec humour : « Évidemment, les fans sont toujours un peu dans l’excès. Dans le mot fan, il y a fanatique. » Interrogée sur l’hypothèse d’un procès, Amanda Lear se montre prudente, forte de sa propre expérience du système américain. « Les procès aux États-Unis, c’est fou. Ils n’ont pas les mêmes lois que nous, pas du tout. J’ai voulu faire un procès là-bas : ils ont des avocats incroyables, mais surtout, ils n’appliquent pas la même législation. Le droit à l’image, le droit d’auteur, ils ne respectent pas trop tout ça. »

Au-delà de la question du plagiat, c’est une dimension plus personnelle qui semble atteindre Amanda Lear. « Ce qui me touche beaucoup, c’est que c’est ma chanson préférée. » « The Sphinx » figure sur son troisième album, son « meilleur », « Never Trust a Pretty Face », sorti en 1979, « à un moment charnière de ma vie », précise-t-elle. « J’étais au top du top. Je venais de me marier, j’étais amoureuse, je vendais plein d’albums, je venais d’inaugurer le Palace à Paris. J’étais inspirée à fond, c’est mon meilleur album. »

Deux titres de ce disque ont particulièrement marché à l’époque, rappelle-t-elle « Fashion Pack » et « The Sphinx » mais leur succès a toujours été éclipsé par celui de « Follow Me », devenu sa signature grâce, notamment, à son utilisation par Chanel. « C’est une bonne chanson, mais ce n’est pas, à mon avis, la meilleure. Ma meilleure chanson, c’est moi qui la revendique, j’en suis très fière, c’est The Sphinx, avec de très jolies paroles. »Et Amanda Lear de nous chanter au téléphone : « I want to be an enigma for the rest of eternity », « je veux rester une énigme pour le reste de l’éternité ». « C’est une chanson qui me ressemble beaucoup. Alors ça me chiffonne un peu qu’on me la vole. Je préférerais qu’on me dise : J’aime beaucoup votre titre. Mais qu’on me la vole carrément, je n’aime autant pas. »

Mais Amanda Lear se défend de toute animosité personnelle envers la star américaine. « Miley Cyrus, je l’aime beaucoup d’autre part. » Elle affirme même que cette dernière connaît son répertoire : « Elle a déjà mis mon titre dans sa liste Spotify. On sait qu’elle est fan de moi. »Elle nous confie que le nom de la star américaine a même été évoqué pour un projet de biopic consacré à la vie d’Amanda Lear actuellement en préparation aux États-Unis. « Comme elle me ressemble un peu, avec les dents en avant, pour jouer mon rôle. C’est incroyable. »Pour l’heure, l’affaire reste donc entre les mains des maisons de disques respectives. Amanda Lear, elle, semble surtout espérer un règlement à l’amiable et une forme de reconnaissance de l’un de ses titres les plus personnels.